Déclaration
Résumé
M. Aziz Akhannouch, Chef de Gouvernement du Royaume du Maroc, appelle la communauté internationale à se mobiliser davantage pour sauver le Moyen-Orient du cercle vicieux de la violence.
« Le Royaume du Maroc a toujours appelé à un multilatéralisme attaché à l’égalité souveraine des États et au respect de l’intégrité territoriale et de l’unité ».
Le Chef de Gouvernement a énuméré quatre exigences pour parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient:
- parvenir à un cessez-le-feu immédiat et un retour à la table des négociations;
garantir l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, sans restriction; - promouvoir le rôle décisif de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA);
- mettre en œuvre la feuille de route claire et détaillée de la reconstruction adoptée par le Sommet des États arabes sous la houlette de l’Autorité palestinienne.
- Le Chef de Gouvernement a tenu également à exprimer sa solidarité avec le Qatar, la Syrie et le Liban face aux attaques perpétrées par Israël.
Il a également appelé au règlement pacifique des différends dans les « pays arabes frères » de la Libye, du Yémen, du Soudan et de la Somalie, grâce au dialogue et au consensus.
« L’Afrique doit transformer ses défis en occasions à saisir », a ensuite recommandé M. Akhannouch en relayant les paroles du Roi Mohammed VI. L’Afrique ne peut pas tourner le dos aux avancées technologiques, comme l’intelligence artificielle, a ajouté le Chef de gouvernement en faisant valoir qu’elles aident à promouvoir le développement, la santé, le travail et l’emploi.
Le Maroc, a-t-il enfin déclaré, souhaite un règlement définitif du problème du Sahara à travers le plan d’autonomie marocain. Deux-tiers des États Membres estiment que cette initiative est la base légitime du règlement de ce différend, a-t-il argué.
Une même antienne a traversé les rangs de l’Afrique francophone, cette semaine, durant le débat de haut niveau à New York : l’ONU, 80 ans après sa création, doit se réinventer si elle veut redevenir crédible auprès d’un continent à la fois en crise et riche en promesses de croissance.
L’Afrique comme laboratoire de solidarité
Le Maroc, par la voix de son premier ministre, Aziz Akhannouch, a appelé à réformer l’architecture financière internationale et à inventer des mécanismes nouveaux face à l’endettement qui étrangle les pays africains.