Déclaration
Résumé
Pour le Président Zelenskyy, « ce n’est pas le droit international qui décide qui survit ».
« Le droit international ne fonctionne pas pleinement. À moins que vous ayez des amis puissants qui sont vraiment prêts à le défendre, et même cela ne fonctionne pas sans armes ».
Pour M. Volodymyr Zelenskyy, « le XXIe siècle est très différent du passé: si un pays veut la paix, il doit toujours avoir des armes. C’est terrible, mais c’est la réalité, ce n’est pas le droit international qui décide qui survit. Il n’y a aucune garantie de sécurité, si ce n’est les amis et les armes. »
Cette réalité n’est pas le choix de l’Ukraine, a assuré M. Zelenskyy pour qui, si la population de son pays avait eu le choix, elle aurait choisi d’autres priorités. « Les Ukrainiens sont un peuple pacifique, mais c’est un peuple qui veut vivre, vivre librement dans son propre pays indépendant. Voilà pourquoi nous investissons dans notre défense. Pour de nombreux pays, il n’y a tout simplement pas d’autres choix », a relevé le Chef de l’État.
En temps de guerre, il n’y a pas une seule institution internationale qui puisse vraiment y mettre un terme, a encore constaté M. Zelenskyy. Qu’est-ce que des pays comme le Soudan, la Somalie ou la Palestine ou tout autre peuple vivant dans la guerre peut attendre du système international? » s’est-il interrogé.
Le deuxième jour du débat général a été dominé par le conflit ukrainien. Volodymyr Zelensky, épaulé par ses alliés estonien et polonais, a dénoncé mercredi l’impuissance d’un système international jugé « trop faible » face à l’agression russe. La veille, Donald Trump avait créé la surprise en mêlant menaces commerciales contre Moscou et volte-face spectaculaire sur l’avenir du conflit.
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C’est un président ukrainien désenchanté qui s’est exprimé à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, prompt à pointer du doigt l’inaction des institutions multilatérales face à l'agression de la Russie.
Après trois ans et demi de conflit, seules les armes semblent désormais trouver grâce aux yeux de M. Zelensky. S’en procurer ou en produire en quantité suffisante pour repousser les assauts de Moscou est devenu la priorité absolue du leader ukrainien. « Même le fait d’appartenir à une alliance militaire qui existe depuis longtemps ne signifie pas automatiquement que vous êtes en sécurité », a-t-il averti, rappelant les récentes incursions de drones et avions russes en Pologne et en Estonie, deux autres pays européens qui, contrairement au sien, sont membres de l’OTAN.
Dans ce panorama darwinien, M. Zelensky a vanté la capacité de ses concitoyens à produire, avec des moyens limités, des nuées de drones maritimes capables de contraindre les navires de la flotte russe à se replier sur des bases reculées en mer Noire. Mais, a-t-il insisté, l’Ukraine n’a pas choisi cette guerre : elle exhorte davantage de pays à se joindre à la coalition pro-ukrainienne et à cesser tout commerce avec la Russie.
Déclaration complète
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