Déclaration
Résumé
Mme Hilda Heine, Présidente des Îles Marshall, appelle à la collaboration des puissances mondiales pour répondre à la menace des changements climatiques.
Elle a souligné que sa nation, un atoll de faible altitude, est témoin des plus grandes manifestations des changements climatiques, principale menace pour la sécurité de la région Pacifique. Pour y faire face et préserver l’avenir de nos jeunes générations, nous avons besoin de la collaboration des puissances mondiales, a-t-elle plaidé.
Selon elle, il est encore temps d’agir. « Mais seule une action urgente et à grande échelle peut réduire la vulnérabilité dans tous les secteurs clefs et renforcer les nations libres et démocratiques qui définissent notre région insulaire », a expliqué la Présidente. « Nous avons besoin que le monde comprenne mieux que notre sécurité est liée à notre fragilité ».
En tant que « gardiens de l’océan Pacifique », nous exhortons la communauté internationale à agir avec audace pour intensifier les efforts de lutte contre la pollution marine et l’acidification des océans et pour soutenir les petits États insulaires en renforçant leurs capacités de gestion, a déclaré Mme Heine. Il faut encore davantage de volonté politique pour rompre avec la mentalité du « forer d’abord, réfléchir ensuite », a-t-elle exhorté, saluant la prochaine entrée en vigueur de l’accord pour la protection de la haute mer (Accord BBNJ) et la confirmation par la Cour internationale de Justice (CIJ) de l’immuabilité des zones maritimes nonobstant l’élévation du niveau de la mer.
Pour préserver nos cultures et nos océans, il nous faut également des financements, a-t-elle lancé, appelant les pays riches à prendre leur responsabilité et à adopter des plans plus robustes pour mettre fin aux combustibles fossiles et réduire de moitié les émissions mondiales au cours de cette décennie.
La Présidente a également rappelé que son pays porte les stigmates d’anciens essais nucléaires qui continuent d’avoir des effets toxiques à ce jour. Bien que les États-Unis, ex-Puissance administrante, aient pris des mesures, un « désaccord significatif » persiste, a-t-elle indiqué, ajoutant que les communautés locales aspirent à une justice, à un environnement propre et au retour chez elles en toute sécurité. Si le Conseil de tutelle de l’ONU a été une « plateforme centrale » pour qu’elles se fassent entendre, il n’a pleinement réalisé son mandat, a estimé Mme Heine. « L’ONU devrait maintenant s’excuser pour ce qui s’est passé sous sa bannière et contribuer à panser nos plaies ».
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