Déclaration
Résumé
Le Président Amde appelle les pays développés à cesser de se « détourner du développement et du climat. »
« Le Grand Barrage Éthiopien de la Renaissance est un symbole de libération pour des millions de femmes et de filles éthiopiennes. »
Malgré les succès des Nations Unies, sa revitalisation était toujours d’actualité, a estimé M. Taye Atskeselassie Amde. « Les Nations Unies doivent surmonter les problèmes systémiques dont elles souffrent du fait d’un manque d’impartialité, de la sélectivité et du deux poids, deux mesures », a déclaré le Président. Aucun État « ne peut gérer seul les défis mondiaux », a-t-il ajouté en référence aux « politiques isolationnistes » de certains pays, avant d’inviter « les pays développés qui ont des responsabilités historiques, à inverser les récentes tendances à se détourner du développement et de leurs engagements climatiques ».
M. Amde s’est félicité des progrès de l’Afrique, décrite comme un continent à la croissance économique élevée, tout en soulignant la nécessité de faire avancer un programme ambitieux en matière de financement du développement. « Les mesures coercitives et les restrictions commerciales, en particulier celles qui visent l’Afrique, doivent être levées », a-t-il asséné en appelant de ses vœux une nouvelle action mondiale pour l’annulation, la restructuration et la suspension de la dette. Il a en outre réitéré l’appel de son pays à une réforme urgente du Conseil de sécurité.
Le Président éthiopien a fait l’éloge du projet du Grand Barrage Éthiopien de la Renaissance, d’une capacité de plus de 5 000 mégawatts, qui fournit de l’énergie à 60 millions d’Éthiopiens et contribue à leur sécurité alimentaire. Ce barrage « est un symbole de libération pour des millions de femmes et de filles éthiopiennes, les libérant de la recherche éreintante de bois de chauffage » et « contribuant à la réalisation de tous les objectifs de développement durable », a-t-il affirmé.
Le Président a par ailleurs approuvé la déclaration du Secrétaire général lors de la Conférence d’Awaza, selon laquelle « aucun État ne devrait être exclu des opportunités de croissance, de financement et de technologie en raison des circonstances géographiques ». Il a rappelé à ce titre l’engagement de l’Éthiopie pour la sécurité maritime dans la mer Rouge et l’océan Indien.
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