Déclaration
Résumé
Le Premier Ministre Ouédraogo présente la Confédération des États du Sahel comme « un choix de dignité. »
« Les priorités du Burkina Faso ne sont pas négociables et ses choix sont plus que jamais à respecter. »
Dessinant un tableau très sombre des réalisations de l’ONU en 80 ans, le Premier Ministre du Burkina Faso a estimé que « les causes de ce naufrage collectif sont pourtant bien connues de tous ». M. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a notamment accusé le Conseil de sécurité d’être « un grand fauteur de trouble pour la complicité tacite, sournoise et parfois active de certains de ses membres permanents, eux-mêmes grands acteurs et principaux financiers des crises de notre époque ».
M. Ouédraogo a présenté la Confédération des États du Sahel (AES) mise en place avec le Niger et le Mali comme « un choix de dignité. L’AES « n’est pas un repli, encore moins une fermeture. Elle est une affirmation: l’affirmation de notre droit de disposer de nous-mêmes, de définir nos priorités et de bâtir une coopération régionale au service exclusif de nos peuples ».
Le Premier Ministre a mis en avant les réformes économiques de son pays pour bâtir « une économie productive, inclusive et résiliente, capable d’offrir de nouvelles perspectives » à ses concitoyens. Il a signalé des « avancées majeures » en matière de gouvernance économique. Il a ensuite dénoncé les « postures condescendantes de certaines agences onusiennes, qui s’autorisent à s’immiscer dans notre débat national à travers des narratifs biaisés et déconnectés des réalités du terrain ». Il a en particulier « rejeté avec fermeté » le rapport de l’ONU sur les enfants et le conflit armé au Burkina Faso, « émaillé de contre-vérités et dont l’intitulé même relève d’une manipulation sémantique ».
Le Premier Ministre a mis l’accent sur le terrorisme qui frappe le Sahel, rappelant que, depuis près d’une décennie, le Burkina Faso est agressé par des terroristes qui « convoitent nos ressources, cherchent à briser notre souveraineté et à imposer la loi du chaos ». Affirmant que l’unité du pays et ses efforts portent leurs fruits, il a ajouté que les priorités du Burkina Faso « ne sont pas négociables et que ses choix sont plus que jamais à respecter ».
Certains de ces terroristes « ne sont, en réalité, que des supplétifs d’armées étrangères prédatrices » a ajouté M. Ouédraogo, qui s’en est pris violemment à « la France du régime Macron » et à ses médias publics, accusés de « désinformation quotidienne » et de se comporter en « relais de la communication des criminels auteurs d’attaques lâches et barbares perpétrées contre de paisibles citoyens ».
*****
Vous pouvez également lire l'article publié en kiswahili par ONU Info sur la déclaration faite par le Premier Ministre du Burkina Faso lors du débat général.
*****
Déclaration complète
Lire la déclaration complète, en PDF.
Photo
Sessions antérieures
Accéder aux déclarations faites lors des débats généraux des années passées.