Déclaration
Résumé
Le Ministre Gonsalves vante « la résilience, la créativité et la discipline » de son peuple.
« Nous avons survécu et prospéré malgré les vulnérabilités inhérentes à mon pays et les séquelles historiques du sous-développement. »
M. Ralph Gonsalves, Premier Ministre et Ministre de la sécurité nationale, des affaires juridiques et de l’information de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a rappelé que, depuis 2001, sa petite nation a été frappée par 12 phénomènes météorologiques majeurs, en plus de la pandémie de COVID-19, des conséquences de la dépression économique mondiale et d’une multitude d’autres chocs externes, dont « les effets néfastes et banals des changements climatiques ».
« Nous avons survécu et prospéré malgré les vulnérabilités inhérentes à mon pays et les séquelles historiques du sous-développement engendrées par le génocide des autochtones, l’asservissement des corps africains, le travail forcé et l’oppression coloniale », s’est-il enorgueilli, vantant « la résilience, la créativité et la discipline » de son peuple.
Après l’ouragan Beryl qui a dévasté Saint-Vincent-et-les Grenadines l’an dernier, « nous nous sommes relevés plus forts que jamais », a salué M. Gonsalves, avant de remercier les partenaires régionaux et internationaux de son pays ainsi que la diaspora pour leur solidarité. Toutefois, a-t-il nuancé, « nous avons dû compter principalement sur nos propres efforts ». Prévenant que beaucoup reste à faire, il a plaidé pour un soutien accru des « amis, alliés et bons samaritains ».
La question des changements climatiques est « urgente et existentielle », a-t-il insisté, à l’approche de la COP30 sur le climat, qui se tiendra en novembre au Brésil. Après avoir rappelé l’existence d’un consensus mondial sur « ce qui doit être fait », il a déploré que certains pays puissants et influents « reviennent en arrière et renient leurs engagements antérieurs ».
Selon lui, un multilatéralisme « mature » est nécessaire pour faire face aux changements climatiques dévastateurs, mais aussi pour résoudre les menaces posées par les armes nucléaires, rechercher la coexistence pacifique, réformer le système de financement du développement, relever les défis de l’intelligence artificielle, atteindre les 17 objectifs de développement durable d’ici à 2030 et remodeler la gouvernance mondiale de manière plus inclusive.
Ces questions préoccupent l’humanité tout entière, et tout particulièrement les petits États insulaires en développement (PEID), a-t-il souligné, appelant l’ONU et ses États Membres à « persuader les puissants d’agir de manière équitable, honorable et multilatérale afin de s’attaquer efficacement aux défis existants et imminents auxquels la communauté mondiale est confrontée ».
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