Déclaration
Résumé
Le Président Dramani assure que « l’avenir est africain. »
« Les nations les plus puissantes de l’après-guerre continuent d’exercer une tutelle quasi totalitaire sur le reste du monde. »
D’ici à 2050, plus du quart de la population mondiale proviendra du continent africain, a fait observer le Président du Ghana. « Vous voyez donc que l’avenir est africain », a-t-il lancé. L’Afrique est déjà un moteur de changement, a-t-il poursuivi, ajoutant que si cette réalité peut sembler provocante ou perturbante, « c’est peut-être parce que vous la voyez à travers le prisme de siècles de racisme, de colonialisme et d’impérialisme ».
Pour illustrer la résilience des nations africaines, le Président a évoqué les changements politiques et le programme de redémarrage qu’il a mis en œuvre dans son pays, vantant ses résultats économiques déjà visibles après huit mois de présidence.
Quatre-vingts ans après leur création, les Nations Unies devraient, entreprendre un processus de sérieux réajustement. Le nombre d’États Membres a presque quadruplé et « le monde n’est plus le même ». En outre, la charte fondatrice est obsolète en matière de représentation. « Les nations les plus puissantes de l’après-guerre continuent d’exercer une tutelle quasi totalitaire sur le reste du monde », a déploré le Président, avant d’affirmer que le continent africain devrait disposer d’au moins un siège permanent avec droit de veto au Conseil de sécurité. En outre, qu’aucune nation ne devrait pouvoir faire usage d’un droit de veto absolu pour servir ses propres intérêts dans un conflit, a-t-il souligné.
Le Président a fait remarquer que cette époque dangereuse ressemble fort à celle qui a conduit à l’échec de la Société des Nations. Il a en outre dénoncé le refus des États-Unis d’accorder un visa au Président de l’État de Palestine, rappelant que son pays avait reconnu ce dernier en 1990 et appuyait la solution des deux État qui « ne vient pas récompenser le Hamas mais vient donner du répit aux centaines de milliers d’innocents qui subissent une punition collective, une famine forcée, simplement parce qu’ils sont Palestiniens. « Les crimes à Gaza doivent cesser. » Il a ensuite rappelé le conflit au Soudan et ses 12 millions de réfugiés, que la communauté internationale devrait aider, « comme on l’a fait pour les réfugiés venant d’Ukraine ».
Déclaration complète
Lire la déclaration complète, en PDF.
Photo
Sessions antérieures
Accéder aux déclarations faites lors des débats généraux des années passées.