Déclaration
Résumé
Le Président de Madagascar, M. Andry Nirina Rajoelina, plaide pour la poursuite d’un partenariat durable entre les États-Unis et le continent africain.
Il a demandé, au nom des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’extension de la loi sur la croissance et les perspectives économiques de l’Afrique (AGOA), « afin d’éviter des conséquences économiques et sociales désastreuses ».
L’AGOA, a-t-il rappelé, est une initiative américaine qui offre aux pays africains un accès préférentiel au marché des États-Unis, en favorisant les exportations sans droits de douane et en stimulant les échanges commerciaux. « Si l’AGOA disparaît, ce sont plus de 700 000 emplois directs et indirects qui pourraient être perdus dans la région de l’Afrique australe uniquement. »
Pour la continuité des actions du système onusien à Madagascar, le Chef de l’État a annoncé qu’il allait mettre à disposition des Nations Unies plusieurs milliers de mètres carrés de bureau afin d’accueillir un « hub ».
« Notre planète brûle, nos écosystèmes se dégradent alors que les actions et les financements ne suivent pas. Il est grand temps de passer à l’action », a lancé M. Rajoelina. Il a appelé à « une justice climatique pour que les pays pollueurs assument leurs responsabilités ». Avec notamment un programme de reboisement massif, Madagascar a rejoint la coalition des pays à neutralité carbone G-Zero et se positionne comme un « acteur modèle ».
Une même antienne a traversé les rangs de l’Afrique francophone, cette semaine, durant le débat de haut niveau à New York : l’ONU, 80 ans après sa création, doit se réinventer si elle veut redevenir crédible auprès d’un continent à la fois en crise et riche en promesses de croissance.
L’Afrique comme laboratoire de solidarité
La question du financement a traversé tous les discours. Sans argent, pas de développement, pas de stabilité, pas de paix. Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, s’est ainsi inquiété du sort de l’African Growth and Opportunity Act, ce programme d’accès préférentiel au marché américain qui arrive à expiration à la fin du mois et dont dépendent, selon lui, des centaines de milliers de travailleurs africains. « Derrière chaque emploi, il y a une mère qui nourrit ses enfants », a-t-il plaidé, évoquant 358.000 postes menacés dans la région, en cas de non renouvellement du programme.
Déclaration complète
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Sessions antérieures
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