Déclaration
Résumé
Le Cheikh Sabah Al-Khaled Al-Sabah, Prince héritier de l’État du Koweït, s’émeut des agressions israéliennes dans sa région et appelle à une réforme du Conseil de sécurité.
Il a pris acte de l’Initiative ONU80 lancée par le Secrétaire général dans le cadre des efforts de réforme visant à rendre l’ONU plus efficace et plus adaptée aux besoins. Il a souhaité que la priorité soit donnée à la réforme du Conseil de sécurité afin qu’il incarne la justice, la crédibilité et la non-sélectivité. « Sa composition doit mieux refléter le monde d’aujourd’hui ».
Parmi les « grands succès » du Conseil de sécurité, il a cité la résolution « historique » de 1990 appelant à la libération de son pays envahi par l’Iraq. « À l’époque le Conseil a prouvé sa capacité à s’acquitter de son mandat », a-t-il estimé, plaidant pour que l’organe continue d’incarner la recherche de la paix et de la justice. Il a ajouté que le Koweït travaille aujourd’hui avec son voisin iraquien au règlement de la question des personnes disparues. Il a souhaité que ce dossier renforce la coopération entre les deux pays.
Il s’est par ailleurs alarmé de l’escalade militaire au Moyen-Orient, condamnant notamment « l’agression brutale » commise par Israël contre le Qatar, pays médiateur dans la crise de Gaza. Il a averti que « toute menace contre un État du Conseil de coopération du Golfe constitue une menace contre tous ses membres ».
Pour le Prince héritier, ce qui se produit dans la bande de Gaza est un génocide. « Nous ne pouvons appeler au respect du droit international dans un cas et l’ignorer dans un autre », a-t-il dit, exigeant l’arrêt des opérations militaires israéliennes et l’entrée dans l’enclave palestinienne d’une aide humanitaire ininterrompue. Applaudissant les efforts déployés par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis pour parvenir à un cessez-le-feu, il a exhorté à soutenir l’élan créé par la Conférence sur mise en œuvre de la solution des deux États Coprésidée par l’Arabie saoudite et la France. Il également salué la décision prise par de nombreux pays de reconnaître l’État de Palestine, avant d’appeler la communauté internationale à prendre des mesures pour obliger Israël à rendre des comptes pour ses crimes.