Déclaration
Résumé
M. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, déclare « avec force » que l’Afrique mérite une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité.
« Nous en appelons à une réforme des organes de l’ONU, à commencer par le Conseil de sécurité, afin de les rendre plus représentatifs, plus transparents et plus proches des réalités de notre monde ».
Le Président a relevé que le Conseil de sécurité ne reflète plus les équilibres géopolitiques de notre monde. Il est donc urgent selon lui de le réformer, « non pas en théorie mais en pratique ». L’Afrique ne peut plus rester marginalisée, c’est un continent d’avenir, de jeunesse, de potentiel, auquel nous devons garantir une participation pleine et entière aux décisions mondiales, a-t-il fait valoir.
Il faut, de la même manière, honorer les engagements pour le financement des objectifs de développement durable (ODD) et ceux pris dans la cadre de l’Accord de Paris sur le climat. Et il faut mettre fin aux mécanismes qui étranglent les économies vulnérables, a encore plaidé le Président congolais.
M. Sassou Nguesso a trouvé un motif de satisfaction dans l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale sur la Décennie mondiale du boisement et du reboisement. Le climat ne doit pas être un nouveau facteur de division entre le Nord et le Sud, mais un facteur d’unité mondiale, a-t-il insisté.
Une même antienne a traversé les rangs de l’Afrique francophone, cette semaine, durant le débat de haut niveau à New York : l’ONU, 80 ans après sa création, doit se réinventer si elle veut redevenir crédible auprès d’un continent à la fois en crise et riche en promesses de croissance.
De N’Djamena à Kinshasa, en passant par Dakar et Moroni, le bloc africain a interpellé l’organisation sur ses manquements.
Réformer le Conseil de sécurité
Au banc des accusés, le Conseil de sécurité, cet organe chargé du maintien de la paix composé de cinq membres permanents – dont aucun n’est un pays africain.
Alors que la plupart des conflits actuels se concentrent sur le continent, le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a constaté que la composition actuelle du Conseil « ne reflète plus les équilibres géopolitiques ». Il a donc jugé urgent de le rendre « plus représentatif, plus transparent et plus proche des réalités de notre monde ».
Déclaration complète
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Sessions antérieures
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