Philippines

S.E. M. Alan Peter Cayetano, Secrétaire aux Affaires étrangères

29 septembre 2018

Statement Summary: 

M. ALAN PETER S.  CAYETANO, Secrétaire des affaires étrangères des Philippines, a regretté qu’aujourd’hui, le monde soit devenu victime du pragmatisme plutôt que le champion de l’idéalisme et, de plus en plus, tenté de « faire ce qui se fait déjà » et d’accepter que « nous ne pouvons pas résoudre les problèmes ».  Dans ce contexte, nous nous en remettons à une déclaration de la majorité plutôt que de chercher à atteindre un large consensus sur la façon de résoudre un problème, a-t-il ajouté.  Citant Albert Einstein, qui a défini la folie comme « refaire toujours la même chose et attendre des résultats différents », il a souligné qu’il n’y a certainement pas de « stupidité à l’ONU », mais juste « cette tendance à refaire les mêmes choses qui nous plombent », car tenter d’autres choses semble être un véritable défi!  « Ce que nous devons craindre, c’est de faire du surplace », a-t-il poursuivi, disant entrevoir un espoir dans l’idéalisme et les aspirations à un monde meilleur.

Constatant qu’aujourd’hui, « le contrat social n’est plus confiné à nos nations respectives », il a demandé de s’efforcer à se connecter, à « mettre en avant ce qui nous unit et non pas nos différences », à penser en tant que citoyens du monde: les peuples des Nations Unies.  Il est vrai qu’il ne faut pas agir toujours en tant que « front uni » ou en tant que « communauté », a reconnu M. Cayetano, en soulignant que de nombreux problèmes ne peuvent être résolus que dans le cadre d’une « communauté mondiale unie ».  Cela est valable pour les questions relatives aux problèmes de l’environnement, de la pauvreté et des inégalités, de l’état de droit, de la lutte contre le terrorisme et de l’extrémisme violent.

« Ensemble, nous pouvons trouver un idéalisme pragmatique qui nous apportera espoir et cet élan pour aller de l’avant. »  La question de la migration, par exemple, ne peut être résolue en étant ignorée; elle doit être discutée de manière franche, ouverte et en profondeur, a-t-il dit, saluant à cet égard le pacte mondial pour les migrations qui est un pas dans la bonne direction.

M. Cayetano a ensuite parlé de son pays, en tant qu’État démocratique et souverain qui lutte pour éviter de devenir un narco-État ou tomber entre les mains de riches et puissants qui n’auront cure des pauvres et des marginalisés.  Il y a, aux Philippines, une volonté d’améliorer l’économie pour que les dix millions de Philippins vivant à l’étranger choisissent de retourner chez eux et pour que les pauvres qui sont encore dans le pays ne soient pas forcés par la pauvreté à s’exiler et se séparer de leurs familles.  « Nous pouvons avoir des vues différentes dans notre approche en matière de droits de l’homme mais cela ne doit pas être interprété comme si nous tournions le dos » à la Déclaration universelle des droits de l’homme, a-t-il assuré.  « Quand il s’agit de protéger les citoyens respectueux des lois et d’appliquer le droit à l’égard des criminels et des barons de la drogue, le choix est vite fait », a-t-il martelé.  Il a estimé, en conclusion, que l’ONU est le lieu des grandes opportunités pour rendre le monde meilleur, où « tous nos rêves et espoirs » peuvent se réaliser.


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