Liban

S.E. M. Michel Aoun, Président

26 septembre 2018

Lebanon
Statement Summary: 

Selon M. MICHEL AOUN, Président du Liban, « la réalité nécessite que l’ONU s’améliore » et qu’elle devienne « une force mondiale fondée sur des responsabilités partagées ».  Il a constaté qu’à de nombreuses occasions le Conseil de sécurité n’a pas été en mesure d’adopter des résolutions importantes pour certains États à cause du droit de veto.  « Certains États ne mettent pas en œuvre les résolutions du Conseil et cela se fait en toute impunité », a-t-il encore regretté, en évoquant notamment la résolution 425 (1978) sur le retrait d’Israël du Liban.  M. Aoun a également jugé important que l’Assemblée générale reflète les tendances de la communauté internationale.

Le Liban a énormément contribué à la Déclaration universelle des droits de l’homme, a rappelé ensuite le Président.  Aujourd’hui, le pays favorise les droits de la personne aux niveaux exécutif et législatif et parachève un plan d’action national sur la mise en œuvre de la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

« Nous essayons d’atténuer les impacts des conflits autour de nous », a poursuivi M. Aoun en indiquant qu’au niveau sécuritaire, des cellules terroristes dormantes ont été éliminées.  Au niveau politique, il a mentionné la tenue d’élections parlementaires qui reflètent toutes les composantes de la société civile, et la formation en cours d’un cabinet conforme aux résultats de ces élections. En outre, des réformes économiques sont en cours.

Pourtant, a insisté le Président, le Liban souffre aujourd’hui encore des conséquences de la situation en Syrie, notamment du flux de réfugiés.  Le pays a essayé de les secourir, mais leur nombre va croissant ce qui affecte les communautés locales, avec une augmentation de la criminalité, du chômage et de la densité démographique sur l’ensemble du territoire libanais.  « Nous ne pourrons plus nous acquitter de cette lourde tâche », a-t-il averti, lançant un appel pour le retour des déplacés syriens chez eux dans des conditions sûres.  Ces Syriens
-plus de 1,5 million- ne sont « pas des demandeurs d’asile au Liban », a-t-il rappelé en soulignant qu’« ils ont quitté leur pays pour les raisons que l’on sait ». 

« L’histoire nous a appris que l’injustice entraîne la guerre », a poursuivi M. Aoun.  Malheureusement, les approches internationales sur la question du Moyen-Orient sont toujours fondées sur le « deux-poids, deux-mesures », comme le montre la situation des Palestiniens, a-t-il constaté. Il a vivement déploré la décision de ne plus fournir une assistance financière à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « S’agit-il d’une tentative d’élimination de l’identité palestinienne, afin d’imposer une naturalisation ? » 

« Le monde souffre de l’extrémisme et de la radicalisation », s’est lamenté le chef de l’État libanais.  « Nous sommes face au refus de l’autre. »  Faisant remarquer que la diaspora libanaise est présente partout dans le monde, il a avancé que le Liban serait « le pays idoine », « une plateforme régionale », pour mettre sur pied un institut qui œuvrerait à la promotion du dialogue et de la paix entre races, religions et cultures.


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