Guatemala

S.E. M. Jimmy Morales, Président

25 septembre 2018

Guatemala
Statement Summary: 

M. JIMMY MORALES, Président du Guatemala, a remercié la communauté internationale pour l’aide humanitaire apportée à son pays à la suite de l’éruption, le 3 juin dernier, du volcan de Fuego, qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, sans compter des dommages matériels innombrables.

M. Morales a profité de cette première journée du débat général pour renouveler l’engagement de son pays en faveur de la paix, comme en témoigne selon lui la volonté du Guatemala de régler « de façon pacifique et définitive » les différends territorial, insulaire et maritime qui l’opposent au Belize depuis plus d’un siècle et demi.  À cette fin, le 15 avril dernier, un référendum a eu lieu dans le pays pour décider de soumettre le cas à la Cour internationale de Justice (CIJ), ce que les citoyens guatémaltèques ont approuvé à 96%.  Le Président s’est félicité de la décision du Belize d’organiser un référendum similaire, le 10 avril 2019.

Outre la résolution des différends par la voie du dialogue, M. Morales a déclaré que l’intégration économique régionale contribuait également à la paix dans la région.  Sur ce point, il a estimé qu’un « pas historique » avait été franchi en 2018, avec l’établissement d’une union douanière entre le Guatemala, le Honduras et El Salvador.  Cela signifie, a-t-il spécifié, que 80% du commerce bilatéral en Amérique centrale bénéficiera de la libre circulation des biens et des marchandises.  « Cette union douanière transforme les trois pays d’Amérique centrale en un marché de 32 millions de personnes », a-t-il salué.

Sur le plan sécuritaire, M. Morales a mentionné l’ampleur des menaces transnationales pesant sur son pays, dont le trafic de drogue.  Avec l’aide des États-Unis, a-t-il indiqué, les forces de sécurité guatémaltèques ont éradiqué plus de 417 millions de plante de pavot, d’une valeur totale de 1,4 milliard de dollars.  En deux ans, a poursuivi le Président, son pays a saisi une quantité de drogues supérieures à celle des huit dernières années. 

Outre la lutte contre le trafic de drogue, M. Morales a insisté sur les efforts de son gouvernement pour mettre fin à la corruption et pour instaurer plus de transparence dans la vie publique.  Il a toutefois admis que cela n’était pas chose aisée, après presque quatre décennies d’un conflit armé qui a fortement affaibli les institutions nationales. 

Tout en remerciant la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) pour son appui aux autorités guatémaltèques dans cette lutte contre le crime organisé, M. Morales a appelé le Secrétaire général à publier le détail des ressources utilisées depuis la création de la Commission, et ce, afin de rendre des comptes à la communauté internationale.

M. Morales a également souhaité expliciter les raisons pour lesquelles son pays n’a pas souhaité proroger pour la sixième fois le mandat de la Commission.  En premier lieu, a-t-il dit, parce que la CICIG a « violé » la Constitution du Guatemala et outrepassé son mandat, en manipulant la justice et en remettant en cause la présomption d’innocence et le bon déroulement des affaires judiciaires.  En second lieu, parce que le Commissaire de la CICIG, Iván Velásquez, s’est mêlé des affaires intérieures du pays, au point de créer une « atmosphère d’instabilité ». 

Pour le Président, la CICG s’est également illustrée au cours des dernières années par son refus de rendre des comptes à la communauté internationale.  Il s’est plaint de « l’indifférence » et de la « passivité » du Secrétaire général de l’ONU sur la question, en dépit des préoccupations personnellement exprimées à ce dernier s’agissant des mauvaises pratiques de la CICIG et de son Commissaire, notamment les « poursuites illégales » dont ont, selon lui, été victimes de nombreuses familles guatémaltèques. 

« En résumé, la CICIG en est venue à être une menace pour la paix au Guatemala », a conclu le Président, rejetant le « système de terreur » mis en place par la Commission.  Selon lui, l’idéal de la Commission s’est perdu dans le dédale de la bureaucratie onusienne et le « culte de la personnalité ».  Ce qui est certain, a-t-il déploré, c’est que le pays est désormais polarisé comme il ne l’avait plus été depuis des décennies, voire même plus que durant le conflit armé.

Pour mettre fin à cette situation, le Président a appelé le Secrétaire général à nommer, de concert avec son gouvernement, un nouveau commissaire pour procéder au transfert des capacité techniques de la CICIG aux institutions nationales correspondantes.


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