Gabon

S.E. M. Michel Xavier Biang, Président de la délégation

1 Octobre 2018

Statement Summary: 

Pour M. MICHEL XAVIER BIANG (Gabon), faire de l’ONU une organisation au service des sociétés pacifiques, équitables et durables, est un grand défi à relever, dans un contexte mondial marqué par différentes menaces et à un moment où les valeurs et idéaux prônés par la Charte des Nations Unies sont souvent mis à rude épreuve.  Mais malgré tous ces obstacles, il s’est dit convaincu que le multilatéralisme est l’approche idéale pour la construction d’un ordre mondial plus apaisé, plus juste et plus inclusif.

À cet égard, il a estimé primordial que l’Organisation se modernise et se dote de moyens appropriés en vue d’offrir des réponses adéquates aux nombreux et complexes impératifs qui s’imposent au monde, aujourd’hui.  Il s’est félicité, dans ce contexte, des réformes menées par le Secrétaire général depuis le début de son mandat visant à redéployer l’architecture et les moyens de l’Organisation.  II a appelé à accélérer le rythme de mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, porteur, selon lui, de progrès politiques et socioéconomiques.  Il a insisté pour que la lutte contre la pauvreté demeure au « centre de nos actions ».

Au Gabon, « nous sommes résolument engagés » dans un processus de réformes visant à accélérer la diversification de l’économie: il s’agit de passer d’une économie de rente à un modèle de production durable et diversifié.  Le représentant a estimé que faire de l’ONU une organisation au service des sociétés pacifiques exige également de la communauté internationale de faire preuve de plus d’abnégation dans la lutte contre le terrorisme et les autres menaces transnationales, telles que la piraterie ou le braconnage.

À cet effet, il a souhaité que les conclusions des travaux de la Conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme en avril dernier à Paris contribueront significativement à renforcer les actions de la coalition internationale contre ce phénomène.  À cet égard, il s’est dit préoccupé que dans plusieurs régions en Afrique, des bandes extrémistes telles que Boko Haram et les Chabab, bien qu’affaiblies, continuent de semer la terreur et la désolation.  De même au Sahel, où les djihadistes s’allient aux réseaux de trafiquants, les attentats terroristes ne cessent de saper les efforts de développement.

Ces faits démontrent la nécessité d’accélérer le renforcement des capacités tant nationales, régionales que sous-régionales, afin de doter les États des moyens d’assurer efficacement leur sécurité.  C’est l’occasion, a estimé le représentant, d’appeler au renforcement des capacités des forces constituées à l’échelle régionale, telles que le G5 Sahel et l’AMISOM.  Si les mesures sécuritaires sont indispensables, elles demeurent cependant insuffisantes pour éradiquer complètement les activités des nébuleuses terroristes.  Il est essentiel de renforcer la coopération internationale, a dit le représentant qui s’est félicité de la tenue en juillet dernier, à Lomé, du Sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la paix, la sécurité, la stabilité contre le terrorisme et l’extrémisme violent. 

Réaffirmant la volonté de son pays de continuer à remplir ses engagements et de contribuer aux efforts visant à l’instauration d’une paix durable en République centrafricaine, le représentant a souligné la nécessité d’une solution politique sur la base de la feuille de route de Libreville du 17 juillet 2017.  Il a également souligné les nombreux défis sécuritaires et humanitaires en Afrique centrale, évoquant les séries de consultations du Président gabonais Ali Bongo Ondimba avec ses pairs en marge du sommet de l’Union africaine de Nouakchott.  M. Biang a aussi évoqué la question du Sahara occidental, estimant que l’initiative marocaine est un « cadre idéal pour parvenir à une solution de compromis acceptable par toutes les parties ».

Sur les changements climatiques, il a rappelé que son pays a apporté un appui financier substantiel pour l’opérationnalisation de l’Initiative africaine pour l’adaptation (IAA) lancée en 2015.  Pour finir, il a réitéré la portée cruciale du multilatéralisme dans la réponse aux défis à relever et aux besoins du monde actuel.


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