Tuvalu

S.E. M. Enele Sosene Sopoaga, Premier Ministre

21 septembre 2017

S.E. M.Enele Sosene Sopoaga

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Résumé de la déclaration : 

M. ENELE SOSENE SOPOAGA, Premier Ministre des Tuvalu, a annoncé que c’est « avec fierté » qu’il a signé hier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.  Il a parlé de l’espoir qu’a suscité un autre traité: l’Accord de Paris sur les changements climatiques.  Mais cet espoir, a-t-il avoué, s’est évaporé après que les États-Unis eurent annoncé leur décision de se retirer de l’Accord.  Le Premier Ministre a donc attiré l’attention sur les marginalisés, les vulnérables, les pauvres, les femmes et les enfants qui souffrent le plus des changements climatiques, en particulier dans les basses terres et les zones côtières.  Ces gens se comptent en millions et leur nombre augmente à un rythme alarmant, a-t-il prévenu.  Les intérêts économiques et politiques à court terme, qui ne profitent qu’à une poignée d’entre nous, ne devraient pas être protégés en compromettant la promotion d’une vie décente pour tous sur une planète viable, s’est-il impatienté.  Le Premier Ministre a exhorté les États-Unis à rejoindre les autres pays du monde et à donner aux plus vulnérables la chance d’assurer leur salut. 

Il s’est en revanche dit encouragé par le leadership fort du Premier Ministre canadien et du Président français et s’est félicité de l’intention du Secrétaire général de convoquer un sommet sur le climat en 2019 et d’intensifier l’engagement politique pour limiter l’augmentation de la température en-deçà de 2 degrés Celsius.  De la même manière, il s’est dit encouragé par le dévouement du Secrétaire général à faire en sorte que le système des Nations Unies aide au mieux les États Membres, en mobilisant les ressources nécessaires et en renforçant les partenariats.  Le Premier Ministre a tout de même réitéré l’idée de nommer un représentant spécial sur les changements climatiques et la sécurité et d’inscrire cette question de manière permanente dans l’ordre du jour du Conseil de sécurité. 

Pour des pays comme les Tuvalu, les changements climatiques sont la menace « immédiate, fondamentale et générale », a-t-il poursuivi.  Si les tendances actuelles se maintiennent, les Tuvalu disparaîtront dans les 50 prochaines années, forçant sa population à fuir alors que c’est elle qui contribue le moins au réchauffement de la planète et à la montée du niveau de la mer.  Nous ne pouvons renoncer à nos efforts pour deux raisons, a martelé le Premier Ministre, en insistant sur le fait que la réinstallation des populations et la perte de leur État sont tout simplement « inacceptables » et que les Nations Unies ont les moyens et les ressources pour sauver les Tuvalu et les autres petits États insulaires. 

C’est une question de volonté et de courage, a tranché le Premier Ministre, en rappelant que la communauté internationale, « peut-être pour des intérêts politiques et économiques », a su réagir avec célérité contre Ebola et sauver des vies.  En revanche, a-t-il dénoncé, quand il s’agit des déplacements provoqués par les changements climatiques, il n’y a plus personne.  Des dernières migrations massives vers l’Europe nous avons appris une leçon et ce sont les mêmes systèmes de contrôle et de gestion des migrants et de protection de leurs droits qu’il faut mettre en place pour les déplacés des changements climatiques, a plaidé le Premier Ministre.  Il a donc réitéré l’idée d’adopter une résolution sur la création d’un processus juridique pour protéger les droits de l’homme et, en conséquence, sauver la vie des personnes déplacées par l’impact des changements climatiques. 

M. Sopoaga a également abordé la question de la gradation, estimant qu’un pays ne devrait sortir de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) que lorsqu’il est capable d’assurer son développement durable et non pas lorsqu’il devrait en être capable.  Selon lui, les vulnérabilités uniques des petits États insulaires en développement devraient être le seul critère de gradation.  Avant de conclure, le Premier Ministre a relayé l’appel à un instrument juridiquement contraignant pour protéger la biodiversité au-delà des limites de la juridiction nationale.

 


Source

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Droit de réponse (25 septembre 2017)

Exerçant son droit de réponse, la représentante de l'Indonésie a répondu à Tuvalu.

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