Guyana

S.E. M.  David Arthur Granger, Président

20 septembre 2017 (72e session)

Guyana
Statement Summary: 

M. DAVID ARTHUR GRANGER, Président du Guyana, s’est réjoui que le thème du débat général soit cette année centré sur l’être humain, à l’heure où le monde fait face à de nombreuses crises humanitaires graves.  Il a prévenu que la réalisation des objectifs de développement durable est obstruée par les violations des droits de l’homme, les migrations involontaires, les guerres et le terrorisme.  Le Président a souligné qu’une planète viable est « le patrimoine ultime de l’humanité ».  Les changements climatiques, a-t-il souligné, ne sont ni une fiction ni l’invention d’une poignée d’extrémistes.  Les petits États insulaires des Caraïbes et une partie de l’Amérique du Nord ont ressenti la furie dévastatrice d’une série d’ouragans dont la fréquence et la férocité ont été alimentées par une exploitation irréfléchie des ressources de la terre.  Le Guyana, qui dans les limites de ses ressources, aide les populations affectées des Caraïbes, renouvelle son engagement en faveur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, a dit le Président, qui a appelé les Nations Unies à contribuer à la protection et à la préservation du « Bouclier guyanais », un des derniers blocs mondiaux de forêt vierge et la source de 15% des réserves mondiales d’eau douce. 

Sur le chapitre de la paix, M. Granger est revenu sur le danger auquel sont exposées les frontières de son pays, compte tenu des revendications territoriales du Venezuela.  Le Guyana, a assuré le Président, veut que les Caraïbes soient « une zone de paix » mais cette zone est menacée aujourd’hui par le Venezuela.  Ce dernier, a-t-il rappelé, qui est quatre fois plus grand que le Guyana, continue de revendiquer deux tiers du territoire guyanais, y compris son espace maritime, et ce, après 51 ans d’indépendance.  Le Président a lancé au monde « une mise en garde »: la paix sera en jeu dans notre région, si la justice ne prend pas le dessus, non seulement au Venezuela mais aussi pour ce qui est du différend frontalier.  Le choix est simple: une solution juste et pacifique, conforme au droit international ou la guerre d’usure du Venezuela qui multiplie les fanfaronnades.  « Le statu quo est l’ennemi du règlement et l’allié du conflit », a prévenu le Président.  Il s’est donc réjoui que l’ancien Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, et son successeur, M. António Guterres, aient décidé qu’en vertu de l’Accord de Genève de 1966, si à la fin de cette année, aucun progrès significatif n’est fait dans le règlement de ce différend, la Cour internationale de Justice (CIJ) serait la prochaine étape, à moins que le Guyana et le Venezuela n’en décident autrement d’un commun accord.
 


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