Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

S.E. Mme Theresa May, Premier Ministre

20 septembre 2016 (71e session)

S.E. MelleTheresa May

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Résumé de la déclaration : 

Mme THERESA MAY, Premier Ministre du Royaume-Uni, a plaidé pour des gouvernements et des institutions capables d’apporter des réponses efficaces « aux peuples du monde que nous servons ».  Elle a souligné à cet égard que ces réponses devaient être adaptées aux besoins du XXIe siècle, en particulier dans les domaines essentiels de la sécurité et des droits de l’homme.  Pour Mme May, l’ONU doit forger un multilatéralisme « audacieux » et moderne à même de relever des défis planétaires et interconnectés.  S’attardant sur le terrorisme international, elle a estimé que les Nations Unies devaient être le catalyseur des actions collectives et se concentrer sur la prévention des conflits et le maintien de la stabilité. 

Elle a salué les progrès réalisés en vue de mettre hors d’état de nuire les milices Chabab en Somalie, qui, grâce aux efforts consentis depuis 2010 dans le sillage du Conseil de sécurité, ont été chassées de plusieurs grandes villes du pays.  Elle a également annoncé que son pays organiserait, en 2017, une conférence internationale sur la situation en Somalie pour maintenir la dynamique actuelle.  Mme May a indiqué que, cette semaine, le Conseil de sécurité adopterait une résolution présentée par le Royaume-Uni relative à la sécurité arienne, les avions civils étant de plus en plus souvent pris pour cible par les groupes terroristes et parce que ces derniers diffusent leur idéologie haineuse sur les réseaux sociaux, le Royaume-Uni soutient le Plan d’action du Secrétaire général pour la prévention de l’extrémisme violent, qui recommande de s’attaquer tant aux causes qu’aux symptômes de tous les extrémismes.

Mme May a attiré l’attention sur la nécessité de faire « plus et mieux » dans la gestion de la crise des migrants.  Déplorant que le système de l’ONU ne soit pas doté des ressources adaptées à l’exécution de ses missions humanitaires, elle a indiqué que son pays avait, au cours des cinq dernières années, consacré plus de 9 milliards de dollars à l’aide aux migrants, sauvant ainsi des millions de vies humaines chaque année.  Concernant la situation en Syrie, elle a martelé qu’il était plus urgent que jamais de trouver une issue au conflit et « aux massacres effroyables » et de faire en sorte que l’aide humanitaire soit effectivement acheminée. 

Mme May a estimé que trois principes intangibles doivent être au centre de la nouvelle gestion des déplacements massifs: l’autorisation donnée aux réfugiés de demander l’asile politique dans le premier pays sûr qu’ils rallient; la distinction claire entre les réfugiés qui fuient les persécutions et les migrants économiques; et l’amélioration de la gestion de la migration économique en reconnaissant que tous les pays ont le droit de contrôler leurs frontières.  Selon elle, une réponse migratoire contrôlée et bien gérée est le moyen le plus sûr de contrecarrer la montée de l’isolationnisme et de la xénophobie et, ainsi, d’offrir les meilleures opportunités possibles à tous les citoyens.  Le Premier Ministre britannique a plaidé pour un renforcement des instruments internationaux de lutte contre toutes les formes d’esclavage moderne.  « Les victimes ne retrouveront la liberté que si nous parvenons à faire naître une approche résolument nouvelle, mondiale et coordonnée pour combattre ce crime odieux », a-t-elle affirmé.

Concluant son allocution, Mme Theresa May a déclaré que si le peuple britannique avait fait le choix de quitter l’Union européenne, il n’avait pas décidé pour autant de tourner le dos à ses partenaires.  Face aux défis planétaires, ce n’est pas le moment ni l’heure, « loin s’en faut », de tourner le dos à « nos Nations Unies ».  Au contraire, a-t-elle dit, c’est vers elles que nous devons tous nous tourner.


Source

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Droit de réponse (23 septembre)

Première Déclaration:

Résumé en français

Le représentant du Royaume-Uni a répondu à Maurice, affirmant qu’il n’avait aucun doute sur la souveraineté britannique sur l’archipel des Chagos, reconnue par tous. Le Royaume-Uni ne considère pas que la Cour internationale de Justice soit le lieu approprié pour régler la question et continuera d’avoir des contacts bilatéraux avec Maurice pour traiter de cette question.

Source: GA/11829

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