Saint-Vincent-et- les Grenadines

S.E. M. Ralph Gonsalves, Premier Ministre

23 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Ralph Gonsalves

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Résumé de la déclaration : 

M. RALPH GONSALVES, Premier Ministre de Saint-Vincent-et les Grenadines, a déclaré que 2016 avait vu le déclin de l’approche particulièrement « bornée » consistant à donner la priorité aux intérêts à court terme.  La pression en faveur du changement se manifeste également dans les pays les plus riches, s’est-il réjoui.  « Le crescendo des voix est maintenant sans frontières ni limites.  Il est impossible de l’ignorer plus longtemps », a-t-il averti.  Nous devons donc confronter le « chiasme » existant entre nos aspirations idéalistes et nos réalités concrètes.  La modernisation mondiale, en tant que concept, système de règles et de normes, et en tant que pratique internationale, est déséquilibrée et intenable.  « C’est un système brisé, mais qui est réparable, à condition de se lancer d’urgence dans une transformation ».  Reconnaître le potentiel émancipateur du Programme de développement durable à l’horizon 2030 peut y contribuer, a-t-il jugé, soulignant que son propre pays s’en est inspiré pour lancer par exemple un « Fonds d’affectation faim zéro ». 

Attirant l’attention sur les changements climatiques, qui touchent de manière disproportionnée les petits États insulaires en développement comme le sien, le Chef de Gouvernement a expliqué que son pays envisageait, d’ici à 2019, de porter à 50% la part de son bouquet énergétique d’origine géothermique et que 80% en tout seraient des énergies renouvelables.  M. Gonsalves a ensuite applaudi la communauté internationale pour avoir adopté l’Accord de Paris, même s’il s’est ému de la mobilisation insuffisante des moyens de financement pour les mesures d’adaptation et d’atténuation, plaidant pour une hausse de l’aide publique au développement (APD).

Le Premier Ministre a par ailleurs dénoncé ce qu’il a qualifié d’« échec honteux » de l’ONU à reconnaître son rôle « indiscutable » dans le déclenchement de l’épidémie de choléra en Haïti, qui aurait fait 10 000 morts et infecté près de 800 000 personnes.  Si l’Organisation a fini par le faire le mois dernier, a-t-il dit, elle continue cependant de refuser aux victimes de cette tragédie une indemnisation en invoquant son « immunité », a poursuivi M. Gonsalves, qui a estimé qu’il s’agissait d’une « banqueroute morale » et d’une « lâcheté institutionnelle ». 

 


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