Myanmar

S.E. Mme Aung San Suu Kyi, Conseillère spéciale de l'État et Ministre des Affaires étrangères

21 septembre 2016 (71e session)

S.E. MelleAung San Suu Kyi

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Résumé de la déclaration : 

Mme AUNG SAN SUU KYI, Conseillère d’État et Ministre des affaires étrangères du Myanmar, a tenu, en tant que première représentante du nouveau Gouvernement de son pays à prendre la parole devant l’Assemblée générale, à réitérer l’attachement de celui-ci à la Charte et aux principes des Nations Unies.  La force de l’Organisation réside dans son universalité et sa légitimité, ancrée dans la Charte et les principes du droit international, a-t-elle rappelé.  Malgré ses imperfections et ses limites, l’ONU reste le réceptacle des espoirs en un monde plus ouvert, plus pacifique plus prospère et plus compatissant.

La jeune Union de Birmanie a rejoint les Nations Unies en 1948, juste après son indépendance, alors que régnait un climat d’optimisme après les ravages de la guerre, a poursuivi Mme Aung San Suu Kyi.  Aujourd’hui, c’est à nouveau pour le Myanmar le moment de ressentir cet espoir. 

Quand le peuple a largement voté en novembre dernier en faveur de la Ligue nationale pour la démocratie, il s’est prononcé non seulement pour un parti, mais aussi pour une culture politique, celle qui correspond à leurs rêves et leurs aspirations, qui sont ceux qui ont été à l’origine des Nations Unies, a encore déclaré Mme Aung San Suu Kyi.  Il s’agit de transformer les épées en charrues ou, dans une acception plus moderne, les armes de destruction massive en machines agricoles.  Il s’agit aussi de se sentir en sécurité chez soi, d’avoir confiance en notre capacité de réaliser nos aspirations.

Ces aspirations sont simples nous savons qu’elles ne sont pas faciles à atteindre, a poursuivi Mme Aung San Suu Kyi pour qui la seule voie possible est la paix.  Pour le peuple du Myanmar, qui a longtemps été privé de ses droits et a connu 60 ans de conflits internes, rien n’est plus important que la paix et la réconciliation nationale, a insisté Mme Aung San Suu Kyi, qui a rappelé que la première session de la conférence de l’Union pour la paix avait été convoquée récemment.  Ce n’est que la première étape mais elle est essentielle pour le pays.

Durant les dernières années, le monde a porté son attention sur la situation dans l’État de Rakhine, a rappelé Mme Aung San Suu Kyi.  État responsable, le Myanmar ne craint pas le regard de la communauté internationale, a-t-elle ajouté.  Expliquant que le Gouvernement adopte une approche globale qui met en avant le développement de toutes les communautés du pays, y compris celles de l’État de Rakhine, elle a rappelé la mise en place de diverses structures concernant cet État, dont une commission consultative présidée par l’ancien Secrétaire général Kofi Annan, et ce, malgré l’opposition persistante de certains.  Affirmant sa détermination d’aller de l’avant, elle a aussi demandé la « compréhension et la coopération constructive de la communauté internationale » à cet égard.   

La paix et la réconciliation nationale sont des conditions préalables à la mise en œuvre de politiques visant au développement du pays pour le bien-être du peuple, a également déclaré Mme Aung San Suu Kyi, qui a détaillé les mesures prises pour réaliser les objectifs de développement durable, en insistant sur la volonté de ne laisser personne sur le bord du chemin.

Des solutions durables aux problèmes actuels ne pourront être obtenues qu’en s’attaquant à leurs causes profondes, a encore estimé Mme Aung San Suu Kyi, pour qui il est ainsi essentiel de traiter des causes des migrations irrégulières qui ont atteint une ampleur sans précédent, à savoir le manque de paix et le manque de développement.  C’est là une tâche extrêmement difficile qui impose aux États de coopérer et il faut aussi se souvenir que les migrants contribuent à l’économie de leur pays d’accueil ainsi qu’à la croissance mondiale.  Le partage des valeurs et des richesses ne pourrait que créer un monde meilleur pour tous.

Mme Aung San Suu Kyi a également appelé chacun à s’unir pour combattre l’extrémisme violent qui engendre le terrorisme et dont il faut aussi comprendre les causes profondes, comme l’absence de développement économique et social, mais aussi l’absence de sens et d’objectifs dans la vie, notamment pour les jeunes, qui peuvent être tentés par des idéologies qui offrent des certitudes.

Mme Aung San Suu Kyi a par ailleurs annoncé que son pays déposerait cet après-midi son instrument de ratification du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

En conclusion, elle a dénoncé la corruption de la nature humaine, la colère, la peur l’ignorance.  Si on peut corrompre la nature humaine, on peut corrompre le monde entier, a-t-elle averti, en appelant la communauté internationale à combattre ses sentiments mauvais afin de faire en sorte que le monde soit meilleur pour les générations futures.


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