Maldives

S.E. M. Mohamed Asim, Ministre des affaires étrangères

24 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Mohamed Asim

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Résumé de la déclaration : 

M. MOHAMED ASIM, Ministre des affaires étrangères des Maldives, a déclaré que son pays était parvenu à sa situation actuelle grâce à un investissement continu dans les secteurs de la santé et de l’éducation.  Pour les Maldives, le meilleur moyen d’assurer le développement est de se concentrer sur sa population, sachant qu’aucun investissement n’est plus rentable que celui fait dans les femmes et les filles.  Les femmes peuvent et doivent contribuer à notre économie et à notre société.  Le pays veut aussi accueillir les personnes handicapées et investir dans sa jeunesse.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 a fixé des objectifs pour tous les pays, mais si les responsabilités sont communes, il faut aussi tenir compte de la réalité des situations spéciales, a poursuivi M. Asim. 

En tant que petit État insulaire en développement, les Maldives sont particulièrement exposées aux chocs extérieurs.  Or, la mesure du développement par le produit intérieur brut (PIB) par habitant ne tient pas compte de ces circonstances.  La communauté internationale doit donc réévaluer la manière dont est évalué le développement.  Le fait que les Maldives ont quitté le statut de pays moins avancé ne signifie pas que les défis ont été surmontés d’un seul coup.  Pour construire les infrastructures importantes dont elles ont besoin, les Maldives ont besoin d’un financement dont elles sont désormais privées.

Les effets des changements climatiques représentent une menace existentielle pour les Maldives, a affirmé M. Asim, qui a rappelé que son pays avait demandé depuis des décennies au monde d’agir sur cette question, longtemps seul parmi un océan de sceptiques.  Comme beaucoup d’autres PEID, les Maldives ont été parmi les premiers États à ratifier l’Accord de Paris sur le climat.  Elles s’alarment aujourd’hui d’une nouvelle crise: l’état des océans.  Là aussi, il faut une réponse collective, et la Conférence sur les océans de juin 2017 constitue une occasion.

Il ne peut y avoir de développement sans paix et cela n’est nulle part plus évident qu’en Palestine, a poursuivi M. Asim, pour qui la solution des deux États est la seule viable.  Rappelant que les murs et les barbelés n’arrêtent pas la violence, le Ministre a dénoncé la xénophobie et l’islamophobie pratiquées au nom de la sécurité.  Les Maldives rejettent le terrorisme et le radicalisme, et notamment tous les actes de violence commis au nom de l’Islam, qui sont en fait anti-islamiques.

Si l’Organisation des Nations Unies est la mieux placée pour appuyer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, ses organes principaux doivent être plus représentatifs, a encore déclaré le Ministre, qui a regretté que son pays soit souvent sous-représenté.  Chaque État Membre de l’Organisation doit avoir l’occasion d’y contribuer et avoir une chance d’être partie à chaque organe, y compris le Conseil de sécurité, a affirmé M. Asim, qui a précisé que pour la première fois depuis son entrée aux Nations Unies, il y a 51 ans, son pays serait candidat à un siège au Conseil pour la période 2019-2020.


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