Belgique

S.E. M. Charles Michel, Premier Ministre

23 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Charles Michel

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Résumé de la déclaration : 

Selon le Premier Ministre du Royaume de Belgique, M. CHARLES MICHEL, le respect des droits de l’homme, de l’état de droit et de la démocratie ne devrait souffrir d’aucune exception, d’aucun accommodement, d’aucun renoncement.  « Or regardons la vérité en face », l’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité, la liberté d’expression et la liberté de la presse sont trop souvent bafouées, l’homophobie est parfois légalisée dans certains pays.  Trop souvent l’état de droit n’est qu’un paravent et la justice n’est pas un recours mais bien une menace pour les citoyens et les entreprises.

Le Premier Ministre s’est attardé sur un continent, dont l’histoire et celle de l’Europe sont « intrinsèquement » liées et l’avenir « bien entendu commun ».  Il a plaidé pour « un partenariat d’égal à égal, sincère, gagnant-gagnant, sans nostalgie ni culpabilité ».  Ces dernières années, a dit le Premier Ministre, l’Afrique a connu plusieurs transitions démocratiques avec succès mais malheureusement, trop souvent, certains citoyens sont privés du droit pourtant fondamental d’élire ceux qui devraient les représenter.  Respecter les exigences de l’état de droit, et donc des constitutions, est le seul chemin possible pour garantir la stabilité et l’harmonie démocratique, a insisté le Premier Ministre.

Ce droit, a-t-il estimé, a été refusé à la population burundaise, avec pour résultat la discorde, la division et même l’oppression.  La seule solution à cette crise est un dialogue interburundais réellement inclusif, sous médiation internationale, et dans le respect de l’Accord d’Arusha, a-t-il préconisé. 

En République démocratique du Congo, a-t-il poursuivi, l’organisation des élections est indispensable, et les doutes à cet égard doivent être levés.  Il a condamné « fermement » toutes les formes de violence auxquelles nous avons assisté, y compris ces derniers jours à Kinshasa.  Quand on assume des fonctions de responsabilité, a-t-il tranché, on doit en assumer « pleinement et individuellement » la part de responsabilité.  Nous respectons, a affirmé le Premier Ministre, le principe de souveraineté, mais à la condition que cette souveraineté ne devienne pas un paravent pour « malmener » l’état de droit et « bafouer » les libertés fondamentales.

Le Premier Ministre a lancé un appel aux responsables politiques de la majorité et de l’opposition: « Évitez l’escalade.  Le dialogue doit être large et inclusif.  Soyez à la hauteur de votre pays et de son peuple ».  « Ne vous voilez pas la face », a-t-il mis en garde, le seul chemin pour la stabilité, c’est une date certaine pour des élections honnêtes et crédibles, « et cela le plus rapidement possible ».  

M. Michel a poursuivi sur la situation en Syrie, « un échec pour la communauté internationale ».  Avec Daech, comme avec Al-Qaida, Boko Haram ou AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique), nous faisons face à un nouveau totalitarisme, a affirmé le Premier Ministre, en rappelant que son pays, comme beaucoup d’autres, a été victime de terrorisme en mars dernier.  Nous devons, a-t-il préconisé, réformer la coordination de l’architecture onusienne en matière de contre-terrorisme et systématiser les échanges d’informations et de renseignements pour prévenir et empêcher ces actes barbares.  « La liberté doit être plus forte que les ténèbres. »

Le Premier Ministre a aussi plaidé pour sortir « d’une logique de confrontation » avec la Fédération de Russie.  Il a appelé à un dialogue politique « intense Europe-Russie ».  Nous avons trop d’intérêts communs pour nous permettre le luxe de l’immobilisme diplomatique.   

M. Michel a parlé de la situation entre Israël et la Palestine, des objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris ainsi que de la situation économique mondiale.  À cet égard, il a indiqué que la Belgique, avec 10 autres pays de l’Union européenne, souhaite élaborer un système pour taxer les transactions financières.  Nous devons réussir à lever les obstacles techniques et politiques.  « C’est une question élémentaire d’équité. »  L’honneur de mon pays, c’est de défendre des principes et des valeurs universelles: la liberté, la tolérance et le dialogue, a conclu le Premier Ministre, avant d’annoncer la candidature de la Belgique à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période de 2019-2020.


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