Arménie

S.E. M. Edward Nalbandian, Ministre des affaires étrangères

23 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Edward Nalbandian

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Résumé de la déclaration : 

M. EDWARD NALBANDIAN, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, a déclaré que l’Arménie qui a célébré le vingt-cinquième anniversaire de son indépendance mardi dernier, a fait beaucoup pour renforcer les institutions démocratiques, l’état de droit, la bonne gouvernance, la protection des droits de l’homme et les réformes économiques.  Mais d’autres défis restent et le Gouvernement a lancé le plan d’action pour la stratégie nationale de protection des droits de l’homme.  La réforme constitutionnelle de décembre 2015 a aussi accru la transparence et la reddition de comptes.

L’ONU a un rôle important à jouer pour changer les facteurs d’intolérance, de discrimination raciale, de xénophobie, l’extrémisme violent et le terrorisme.  À plusieurs reprises, l’Arménie a condamné les crimes de Daech et d’autres groupes terroristes.  La guerre en Syrie n’a pas épargné les Syro-Arméniens dont beaucoup ont perdu la vie.  Plus de 20 000 réfugiés Syriens ont trouvé refuge en Arménie. 

Le Ministre a souligné l’importance de s’attaquer aux causes profondes des déplacements massifs de population par la prévention des crimes contre l’humanité, le règlement pacifique des conflits et la recherche de solutions politiques durables.  L’Arménie a soutenu et contribué à l’élaboration de mécanismes de prévention, en particulier en étant l’instigatrice de résolutions sur la prévention de génocide au Conseil des droits de l’homme.

En avril de cette année aussi, dans une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu, l’Azerbaïdjan a déclenché une autre agression contre le Nagorno-Karabakh en ciblant délibérément la population et les infrastructures publiques.  Un garçon de 12 ans et une femme âgée de 92 ans figurent parmi les victimes.  Trois militaires des forces armées du Nagorny-Karabach qui ont été capturés, ont été décapités à la « manière de Daech ».  Les dirigeants azéris ont publiquement décoré les auteurs de ces crimes.

Pendant l’échange des dépouilles entre le Nagorno-Karabakh et l’Azerbaïdjan, les corps rapatriés d’Azerbaïdjan portaient des signes de torture et de mutilation.  Ces atrocités vont au-delà des normes élémentaires du monde civilisé et constituent de graves violations du droit international humanitaire.

L’agression d’avril sape dangereusement le processus de paix.  Pour restaurer la confiance, des mesures devraient être prises pour prévenir l’utilisation de la force et créer les conditions favorables au processus de paix.  Premièrement, il est important de mettre en œuvre ce qui a été souligné et accepté notamment l’adhésion totale aux accords de cessez-le-feu trilatéraux de 1994-1995 qui sont toujours valides, la création de mécanisme d’enquête sur les violations des cessez-le-feu et l’élargissement de la compétence du Représentant personnel du Président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.  L’Arménie continuera ses efforts pour le règlement pacifique du conflit au Nagorno-Karabakh avec la Fédération de Russie, les États-Unis et la France qui ont proclamé que ce règlement passe par « les urnes et non par les armes ».


Source

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Droit de réponse (23 Septembre)

Première Déclaration:

Le représentant de l’Arménie a qualifié de mensonges les propos tenus par l’Azerbaïdjan.  « Le Haut-Karabakh n’a jamais fait partie de l’Azerbaïdjan et n’en fera jamais partie », a-t-il asséné, en parlant d’un territoire qui a été cédé selon lui par le « parti communiste bolchévique ».  L’Azerbaïdjan n’aura jamais accès au potentiel économique de cette région, a promis le représentant, en exhortant ce pays à cesser les violations des droits de l’homme et les « glorifications au plus haut niveau politique » des auteurs de ces crimes.

Son homologue de l’Azerbaïdjan a réaffirmé que l’Arménie avait déclenché une guerre contre son pays et mené une purification ethnique en expulsant des populations azerbaidjanaises.  Il est établi, a-t-il argué, que l’Arménie a violé le droit international dès 1992, en perpétrant le massacre de Khojaly et en expulsant des populations civiles.  Le Conseil de sécurité a exigé le retrait immédiat et sans conditions de toutes les forces arméniennes du Haut-Karabakh, a-t-il souligné, accusant l’Arménie de ne pas démontrer la volonté politique nécessaire dans les négociations bilatérales.

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Droit de réponse (23 Septembre)

Deuxième Déclaration:

Le représentant de l’Arménie a contesté les propos de son homologue de l’Azerbaïdjan et accusé ce pays d’être en réalité responsable du massacre de Khojaly.  Si l’autodétermination est un droit, alors les populations du Haut-Karabakh peuvent l’exercer.

Réagissant à ces propos, le représentant de l’Azerbaïdjan a dit que l’Arménie n’avait aucune légitimité à conjecturer sur ce droit, alors qu’elle a commis des massacres.  L’Arménie porte la responsabilité de la situation actuelle, a-t-il tranché.

Source: GA/11829

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