Togo

S.E. M. Faure Essozimna Gnassingbé, Président

30 septembre 2015 (70e session)

Statement Summary: 

M. FAURE ESSOZIMNA GNASSINGBÉ, Président du Togo, a reconnu que son pays avait « beaucoup reçu de la grande famille des Nations Unies » et que le dernier exemple de cette coopération remontait à l’élection présidentielle du 25 avril dernier.  Aujourd’hui, a-t-il assuré, « le peuple togolais entend s’appuyer pleinement sur ce succès pour continuer à affermir sa démocratie et à poursuivre sa marche vers le progrès ».  Le Togo compte faire de l’inclusion économique et sociale le premier vecteur de la cohésion nationale.

Le Président, en sa qualité de Coordonnateur de la lutte contre la maladie à virus Ebola dans l’espace de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), n’a pas oublié le lourd tribut payé à l’épidémie.  « Ebola a tué, détruit des communautés, fragilisé des économies avec des pertes de l’ordre de 2 milliards de dollars de PIB pour les trois pays affectés », a-t-il rappelé. « Aujourd’hui, Ebola est affaibli, mais pas totalement vaincu. »  Il a donc exhorté tous les partenaires à rester actifs et engagés, y compris dans les pays jusqu’ici épargnés.

Par ailleurs, M. Gnassingbé a souhaité qu’à la suite de la Conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement, « la communauté des bailleurs de fonds ne ménage aucun effort pour accompagner, de façon plus constructive et moins restrictive, les pays africains dans leur volonté de diversification des sources de financement et dans leurs efforts visant à élargir leur espace budgétaire interne ».

Le Togo, dont l’économie est largement tributaire de l’arrière-pays ouest-africain, mesure à sa juste valeur l’importance de la sécurité dans la sous-région et en Afrique, a poursuivi le Président, affirmant que la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram et toutes les formes d’extrémisme et de racisme devait se poursuivre sans merci. 

M. Gnassingbé a par ailleurs expliqué que son pays vivait déjà au quotidien les effets des changements climatiques, dont l’érosion côtière qui se traduit par une avancée de la mer de 12 à 15 mètres chaque année, menaçant ainsi les populations du littoral.  Il a jugé crucial que les futurs financements internationaux destinés à lutter contre les changements climatiques, notamment ceux qui viendront alimenter le Fonds vert, ne viennent pas en déduction de l’aide publique au développement traditionnelle.  Enfin, il a rappelé que les défis économiques, sécuritaires et environnementaux liés au milieu marin seraient examinés lors du sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique que le Togo accueillera l’an prochain à Lomé, sous l’égide de l’Union africaine.  


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