Zimbabwe

S.E. M. Robert MUGABE, Président

25 septembre 2014 (69e session)

Statement Summary: 

M. ROBERT GABRIEL MUGABE, Président du Zimbabwe, s’est félicité du thème choisi pour la présente session de l’Assemblée générale, le qualifiant de « pertinent, approprié et à point nommé » et a noté que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) avaient aidé à concentrer et à mobiliser les efforts de développement, bien que les résultats obtenus diffèrent d’une région à l’autre voire à l’intérieur d’un même pays.  Il est donc opportun de fixer des objectifs de développement durable pour parfaire la tâche, notamment en ce qui concerne la question fondamentale de l’élimination de la pauvreté qui demeure le défi majeur à l’échelle mondiale. 

M. Mugabe a fourni un aperçu du Programme pour une transformation socioéconomique durable (Zim-Asset), dont le programme vise à une croissance économique inclusive, à la génération d’emplois décents pour tous, à une énergie abordable et fiable, à la sécurité alimentaire, à une agriculture soutenable et au développement d’une infrastructure moderne fiable.  Ce programme contient également un volet de développement industriel avec des projets de développement économique durable et à visage humain. 

Le Président du Zimbabwe a également souligné que la justice sociale, la stabilité politique et le développement durable des pays africains pouvaient être mieux atteints à travers un appui à l’appropriation des moyens de production par les pauvres, qui représentent la majorité.  Le pays a d’ailleurs déployé des efforts sérieux pour jeter les bases de la production alimentaire durable grâce au programme de réforme foncière.  Ainsi, la majorité des personnes rurales ont été autonomisées pour contribuer à la sécurité alimentaire et des ménages.  « La possession et l’exploitation de leurs terres les ont transformés en maîtres de leur destinée, donnant par la même un véritable sens à notre indépendance nationale et à notre souveraineté indiscutable », a-t-il affirmé.

Toutefois, c’est précisément cette préoccupation d’autonomisation économique du peuple qui a fait du Zimbabwe une victime de machinations diaboliques des pays occidentaux, lesquels continuent à appliquer des sanctions unilatérales et illégales comme outil politique à des fins politiques à court terme, a-t-il estimé.  « Le changement de régime est une politique illégale diabolique d’ingérence dans les affaires internes de mon pays et rien de bon ne proviendra des obstacles élevés contre notre économie ou de la privation de nos citoyens des besoins de base », a-t-il dit.  Il a appelé à la levée immédiate et sans condition de ces « sanctions diaboliques qui violent les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et devraient être condamnées par la communauté internationale ».

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement durable pour l’après-2015, M. Mugabe a proposé une réforme rapide des institutions de Bretton Woods, en particulier de leurs structures de gouvernance, et a déclaré qu’il était « grand temps » de remédier à leur « déficit de légitimité ».  De telles réformes doivent refléter les réalités actuelles et garantir la pleine expression et la participation des pays en développement dans leurs processus décisionnel et normatif.

Sur le continent, l’Union africaine s’efforce de rétablir la paix en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en République centrafricaine et en Somalie, a-t-il poursuivi, encourageant à l’intensification de l’engagement de la communauté internationale et de l’appui à l’Afrique en matière de maintien de la paix et la stabilité, par l’amélioration des capacités de maintien de la paix, notamment la formation, la logistique et l’appui financier. 

L’Afrique est encore saisie de la question du Sahara occidental, dernier vestige colonial sur le continent, a-t-il remarqué, en soulignant que les Nations Unies ne devraient pas abdiquer leurs responsabilités en vue de la réalisation de l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.  Il a enfin fustigé la persécution du peuple palestinien par Israël », notamment la destruction brutale des infrastructures de la bande de Gaza alors que « le monde dit civilisé faisait la sourde oreille ».  Une paix durable au Moyen-Orient ne pourra être réalisée qu’avec la solution de deux États dans les frontières de 1967.  « Toute manœuvre tendant à un changement des réalités démographiques par le biais de colonies ou le recours à la force ne fera que prolonger les souffrances des Palestiniens », a déclaré M. Mugabe.


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