Suriname

S.E. M. Winston Lackin, Ministre des affaires étrangères

30 septembre 2014 (69e session)

Statement Summary: 

M. WINSTON GUNO LACKIN, Ministre des affaires étrangères du Suriname, a regretté de voir, là où l’interdépendance, l’autodétermination et la non-ingérence devraient être des principes directeurs, un désir « incroyable » de dominer au nom de quelques « intérêts nationaux » d’ailleurs mal définis.  Les petits États vulnérables comme le Suriname sont pour le moins « éboulis » par le manque de cohérence et les arguments purement opportunistes des grandes puissances.  Nous avons, s’est expliqué le Ministre, écouté les arguments qui ont justifié l’invasion de la Grenade et nous les avons comparés à ceux utilisés pour l’implication militaire en Ukraine.  « Quelle similarité. » 

Nous avons étudié les raisons invoquées pour reconnaître l’indépendance du Kosovo et nous les avons comparées à celle expliquant la prétendue invasion de la Crimée.  Nous avons essayé de comprendre la valeur du referendum aux îles Malvinas et la valeur de celui organisé en Crimée.  « Les États, comme nous, qui ont des médias, des armées et une économie vulnérables ne peuvent que se sentir mal à l’aise devant des slogans fait-main et le manque de valeur morale qui ne visent qu’à nous faire avaler des plats précuits. » 

Les Nations Unies, a-t-il proposé pour contrer cette tendance, doivent se ressaisir, se restructurer et se démocratiser pour se prémunir de l’influence des grandes puissances dotées du droit de veto et mettre en place des institutions juridiques inclusives qui peuvent effectivement appliquer et surveiller l’adhésion aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

Le Ministre a constaté un « contraste frappant » avec l’Amérique latine et les Caraïbes, « une région unique de paix et de tranquillité » parce que zone exemple d’armes nucléaires, terre des relations bilatérales et multilatérales et terrain de politiques socioéconomiques centrées sur l’homme.

Le Ministre s’est d’ailleurs attardé, à cet égard, sur le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) qui attribue au Suriname un revenu par habitant d’environ 10 000 dollars.  Il a expliqué les raisons de ce succès qui ont d’ailleurs conduit à classer le pays dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire élevé, avec un index du développement humain amélioré. 

Toutefois, a souligné le Ministre, le classement dans les pays à revenu intermédiaire a pour conséquence de limiter l’accès aux financements concessionnels, ce qui compromet les aspirations du pays en matière de développement.  Très franchement, s’est-il emporté, nous voyons ce classement comme « une punition », car il n’est basé que sur des statistiques et non sur les réalités socioéconomiques.  Il a donc appelé les institutions bilatérales et multilatérales à adapter leurs politiques. 

Le Ministre a abordé une autre question celle de la vulnérabilité du Suriname aux changements climatiques alors que c’est un pays « à carbone négatif ».  Il a donc jugé troublant de voir le manque de sérieux de la communauté internationale face à cette question.


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