Géorgie

S.E. M. Irakli Garibashvili, Premier Ministre

26 septembre 2014 (69e session)

Georgia
Statement Summary: 

M. IRAKLI GARIBASHVILI, Premier Ministre de la Géorgie, a estimé que malgré le chemin considérable parcouru en 20 ans, la Géorgie reste toujours « une jeune démocratie » et qu’il y reste encore beaucoup à faire.  Les progrès enregistrés par le pays ont été possibles grâce à l’attachement du peuple géorgien aux valeurs démocratiques, à la coopération internationale, et au soutien que la communauté internationale et les organisations internationales n’ont cessé de lui apporter, a dit le Premier Ministre.  Il a indiqué que les deux dernières années avaient été marquées par des actions concrètes contre la corruption, l’impunité, et une économie qui ne profitait qu’à une minorité.  « Nous avons mis en place une véritable démocratie avec un système de gouvernance plus ouvert, plus responsable, qui défend l’état de droit », a affirmé le Premier Ministre.  Parallèlement des progrès considérables ont été enregistrés dans la plupart des secteurs, en particulier ceux de la santé et de l’éducation.  Il a également fait part de sa fierté suite aux élections parlementaires, présidentielle et municipales qui ont eu lieu en Géorgie durant cette période de deux ans.  Selon lui, il n’y a pas de retour en arrière possible, car les Géorgiens s’expriment désormais par les urnes.  La nouvelle Constitution du pays consacre la décentralisation des pouvoirs exécutifs, et le Parlement fonctionne désormais comme une véritable législature.  De plus, les droits de l’homme sont désormais défendus par le biais de la nouvelle stratégie et de son plan d’action, et il a été mis un terme à l’impunité, à la torture et aux mauvais traitements infligés dans les prisons, a ajouté M. Garibashvili qui s’est dit également défenseur des médias libres. 

Pour la Géorgie, les États-Unis restent un allié stratégique, et elle renforce également son intégration à l’Europe, en particulier à l’Union européenne, avec laquelle elle vient de signer un accord d’association.  Elle se sent également proche de l’OTAN, dont elle souhaite devenir membre dans un proche avenir.  Au plan économique, le pays s’est engagé sur la voie du développement durable et souhaite travailler avec la communauté internationale sur un ordre du jour du programme de développement pour l’après-2015. 

La Géorgie soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine et souhaite que les accords de paix récents mettent un terme aux opérations militaires et marquent le début d’un processus de paix durable, a poursuivi le Premier Ministre qui a également demandé que l’ONU reste saisie de la question du droit au retour des personnes déplacées et des réfugiés d’Abkhazie, de Géorgie et des régions de Tskhinvali et d’Ossétie du Sud.  S’adressant aux peuples d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, il a déclaré qu’il rêvait d’un jour où ils vivraient tous ensemble dans la paix et la prospérité.  Il a dit que le Gouvernement géorgien souhaite la réconciliation et veut retrouver l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie.  « Nous devons trouver un moyen pour vous permettre de participer à notre succès, y compris les avantages qu’offre le nouvel accord d’association avec l’Union européenne », a dit le Premier Ministre aux populations des régions d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, avant de lancer un appel au Gouvernement russe pour qu’il respecte les obligations qui lui incombent en vertu du cessez-le-feu international de 2008 et pour qu’il se joigne à la quête de la paix, de la prospérité et de la réconciliation.  La Géorgie veut la paix et de bonnes relations avec la Russie, mais pas au prix de sa souveraineté et de son indépendance, a-t-il précisé.  Le Gouvernement géorgien a adopté une nouvelle approche avec, d’une part, un dialogue constructif avec la Russie sur la reprise des relations commerciales, économiques, culturelles et humanitaires, et, de l’autre, la recherche d’un règlement pacifique de la guerre d’août 2008 qui mette fin à l’occupation russe de certains territoires géorgiens, ceci sur la base du droit international.  Le Gouvernement regrette que malgré certains progrès, notamment au plan commercial, les efforts de réduction des tensions n’aient pas été accueillis avec le même esprit de coopération par la Russie, a dit le Premier Ministre géorgien.  « C’est à la Russie de mettre fin à son occupation du territoire géorgien et de commencer à s’engager sur la voie d’une paix durable », a estimé M. Garibashvili.


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