Sri Lanka

S.E. M. Mahinda Rajapaksa, Président

24 septembre 2013 (68e session)

S.E. M.Mahinda Rajapaksa

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Résumé de la déclaration : 

M. MAHINDA RAJAPAKSA, Président du Sri Lanka, a regretté, que par le passé, des questions d’ordre politique avaient pris le dessus dans les travaux des Nations Unies, au détriment de questions plus fondamentales qui touchent les plus démunis de ce monde.  Dans ce contexte, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont apporté un sens réel d’optimisme, a-t-il noté, en saluant les progrès appréciables dans ce domaine même s’ils diffèrent largement d’un pays à un autre.  Pour illustrer son propos, le Président a cité une statistique de la Banque mondiale selon laquelle d’ici à 2015, 40% de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté se trouvera en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, ce qui met un frein à l’optimisme initial et appelle une réaction des Nations Unies qui doivent se pencher, sur les causes de cet échec, a-t-il expliqué. 

Sur un plan national, la vision du Président sri-lankais a été de redistribuer les bénéfices de la croissance à toute la population et de combattre les inégalités, l’exclusion sociale et les effets adverses environnementaux.  Le succès de cette politique se traduit, selon lui, dans les chiffres, puisque son pays se situait désormais à la 92e place sur 187 pays dans l’index du développement humain en 2012, et que l’extrême pauvreté y a baissé de 15,2% à 6,5% en cinq ans.  Il a également assuré que l’objectif de l’éducation primaire universelle sera réalisé d’ici à 2015, et que son gouvernement reconnaît le rôle crucial des femmes dans le développement socioéconomique.  Allant au-delà de 2015, le Sri Lanka a décidé de donner la priorité aux jeunes dans son programme de développement.  D’ailleurs, dès cette année, il accueillera le Forum des jeunes du Commonwealth en novembre et la Conférence mondiale des Nations Unies sur la jeunesse en mai 2014.  Le Président Rajapaksa a d’ailleurs lancé un appel aux Nations Unies pour déclarer une journée mondiale des compétences qui servirait à reconnaître l’intérêt du développement des compétences chez les jeunes comme voie de sortie de la pauvreté. 

Pour ce qui est du programme de développement pour l’après-2015, il a insisté sur la nécessité que ce processus soit intergouvernemental et conforme aux principes acceptés à Rio+20.  À ce titre, il a mis en avant la difficulté des prochaines politiques de développement qui devront trouver un équilibre entre développement économique et protection de l’environnement.  Il est par conséquent essentiel que les pays développés honorent les engagements pris et réparent les dommages infligés à l’environnement sur la base du principe de responsabilité commune mais différentiée, a exigé le Président.  Il a également défendu l’idée que l’éradication de la pauvreté devait être la priorité du programme pour l’après-2015 ainsi que la promotion de la croissance économique des pays en développement.  À ce sujet, il a noté la difficulté de l’équation entre croissance durable et justice sociale qui suppose des investissements conséquents, le renforcement des capacités humaines mais aussi des transferts de technologie. 

Pour ce qui est du financement et de la technologie au service, le Sri Lanka soutient l’idée d’un mécanisme de facilitation technologique sous l’égide de l’ONU et appuie les appels à la réforme des institutions financières internationales pour qu’elles tiennent mieux compte de la voix des pays en développement.  Le monde a besoin d’un système économique international juste pour relancer les partenariats au développement, à la fois entre États et avec des acteurs non étatiques, a poursuivi le Président qui soutient également le rôle capital de la coopération Sud-Sud qui est appelée à être « un complément de la coopération Nord-Nord ».

Dénonçant la tendance interventionniste « de certains », au nom de la sécurité et des droits de l’homme, le Président a estimé qu’il fallait aujourd’hui se poser la question de savoir si ces mouvements avaient apporté plus de stabilité ou le contraire.  Allant plus loin, il a demandé si cela ne portait pas atteinte à l’autorité du Conseil de sécurité.  Pour lui, il s’agit de mettre un terme à cette nouvelle tendance, rappelant « que le monde n’avait pas besoin que certains États fassent la police, en particulier lorsque l’ONU a le mandat de veiller à la sécurité internationale par le biais d’accords multilatéraux ».  Le Sri Lanka n’est pas non plus partisan de régimes de sanctions économiques et d’embargos unilatéraux parce qu’« ils ne touchent pas uniquement ceux qui sont visés mais également la population tout entière et ce, sans justification ».

Abordant également la situation postconflit dans son propre pays, le Président Rajapaksa s’est dit fier que le Sri Lanka ait réussi à « éradiquer le terrorisme séparatiste » et se soit engagé sur la voie de la réconciliation et du développement.  À ce titre, il a évoqué les élections qui ont eu lieu cette semaine dans les provinces du nord et qui ont permis à la population locale d’élire ses représentants au Conseil provincial.  Il revient, selon lui, à la communauté internationale de continuer à apporter son soutien au Sri Lanka pour consolider ces succès.


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