Honduras

S.E. Mme María Antonieta de Bográn, Vice-président

27 septembre 2013 (68e session)

S.E. MmeMaría Antonieta de Bográn

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Résumé de la déclaration : 

Mme MARÍA ANTONIETA DE BOGRÁN, Vice-Présidente du Honduras, a expliqué que le Gouvernement hondurien avait jeté les bases de l’unité et de la réconciliation nationales après avoir dépassé la crise politique grave qui frappait le Honduras depuis 2009.  Le Gouvernement a mis en place une stratégie de transition gouvernementale, et de nouvelles élections doivent se tenir en novembre prochain.  Le Gouvernement a également réussi à normaliser ses relations avec la communauté internationale, et la coopération a repris avec une centaine de pays amis.  Le Honduras s’attèle à consolider une démocratie pacifique et a intégré les plus importantes organisations internationales et régionales, a dit Mme de Bográn.  En vue de l’unité nationale, tous les partis politiques ayant participé au processus électoral ont été représentés au sein du Gouvernement d’intégration nationale et cela tout au long du processus constitutionnel en cours.

Elle a salué la vision de consensus qui s’est concrétisée dans l’Accord national pour la croissance économique et l’égalité sociale qui a été passé entre le Président Lobo Sosa, les organisations d’entreprises et de travailleurs, les ouvriers, les paysans et la société civile.  Le Honduras a su faire passer les intérêts collectifs avant les intérêts particuliers, a-t-elle affirmé.  Ainsi, il a pu enregistrer des succès dans de nombreux secteurs comme celui des petites et moyennes entreprises (PME), la protection sociale, la transparence et le commerce extérieur.  « C’est avec satisfaction que nous légueront à la prochaine administration une série de principes sur lesquels elle pourra consolider la politique sociale », a poursuivi la Vice-Présidente avant d’attirer l’attention sur le fait que le peuple hondurien et ses institutions démocratiques ont souffert d’une ingérence extérieure qui a généré la violence et l’insécurité, à savoir le trafic de drogues et la criminalité organisée.  Si le Honduras a adopté des mesures pour combattre ces fléaux par le biais d’un nouveau cadre juridique et d’une réforme du système de sécurité, ainsi que par la mise en place d’un impôt pour renforcer la sécurité des citoyens et la mise en œuvre d’une politique nationale de prévention de la violence à l’égard des enfants et des jeunes, ces mesures restent malheureusement insuffisantes.  Il faut maintenir ces efforts à l’avenir, et le nouveau Gouvernement devra continuer à renforcer les institutions sécuritaires du pays, a estimé la Vice-Présidente.  Mais cela appelle également un effort international et régional où chacun doit exercer ses responsabilités partagées, en particulier les pays producteurs et consommateurs de drogues, a-t-elle estimé. 

 

Le Honduras reconnait que les droits de l’homme sont l’essence même de la démocratie et, durant le mandat du Gouvernement actuel, le parquet spécial des droits de l’homme a été renforcé.  Le Honduras a également connu des succès en termes de réalisation des OMD, notamment en matière de sécurité alimentaire, de scolarisation des enfants des deux sexes, de baisse de la mortalité et de la morbidité infantile, de santé maternelle ou encore de prise en charge de pratiquement 100% des traitements antirétroviraux.  Pour ce qui est de l’égalité entre les sexes, des politiques ont été institutionnalisées dans ce domaine pour garantir l’égalité des chances pour tous, a indiqué Mme de Bográn.

Pour ce qui est de la délimitation des espaces marins dans l’océan Pacifique et de la situation dans le golfe de Fonseca, le Gouvernement hondurien réaffirme son respect de l’arrêt de la Cour internationale de Justice du 11 septembre 1992.  Il est opportun de rappeler qu’en octobre 2012, le Honduras avait demandé au Conseil de sécurité d’autoriser le Secrétaire général à solliciter la coopération nécessaire pour la mise en place d’une Commission trinationale des États riverains du golfe de Fonseca, a rappelé la Vice-Présidente.  Elle a indiqué que son pays invite les autres États riverains à en faire de même, de manière à faire du golfe de Fonseca une zone de coopération et de paix.


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