Comores

S.E. M. Ikililou Dhoinine, Président

25 septembre 2013 (68e session)

Comoros
Statement Summary: 

M. IKILILOU DHOININE, Président des Comores, a rappelé que l’Organisation des Nations Unies avait fixé les règles de la décolonisation de tous les territoires sous le joug colonial et tracé le cheminement ainsi que l’accompagnement pour les peuples qui se seraient libérés.

Néanmoins, il a jugé regrettable que, 68 ans après sa création et après l’adoption de la Charte des Nations Unies, l’Assemblée générale constate encore, aujourd’hui, qu’il reste un petit État insulaire, l’archipel des Comores, sous domination d’un autre État, une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité, autrement dit la France.  Et pourtant, a-t-il ajouté, l’ONU s’est prononcée, sans équivoque, en faveur de l’indépendance de l’archipel des Comores.

M. Dhoinine a expliqué que, depuis le 6 juillet 1975, date à laquelle l’archipel des Comores avait accédé à la souveraineté, les Comoriens n’avaient cessé de réclamer l’application du droit international, mais en vain.  C’est ainsi, a-t-il dit, que la circulation des personnes entre les îles de l’archipel, un droit inaliénable, est entravée par une décision incompréhensible et inadmissible des autorités françaises qui ont imposé, en 1994, un visa entre Mayotte et les trois autres îles comoriennes.  Ce visa a entraîné la mort de près de 10 000 Comoriens, faisant du bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles, a-t-il assuré, le plus grand cimetière marin du monde.  « Notre conscience commune nous oblige à agir vite », a-t-il déclaré.

Le Président comorien a souligné avoir compris, après une première rencontre avec son homologue français, M. François Hollande, à Kinshasa, en marge du Sommet de la Francophonie, que les nouvelles autorités françaises étaient disposées à trouver, enfin, une issue à la problématique comorienne.  La France d’aujourd’hui, a-t-il estimé, est prête à endosser son rôle historique, conforme à un État respectueux du droit international.

M. Dhoinine s’est également associé aux autorités et au peuple maliens, ainsi qu’au continent africain en général, pour remercier les autorités françaises d’avoir pris la décision responsable de faire en sorte que les Forces armées tchadiennes et celles des pays de la région ouest-africaine se joignent aux Forces armées françaises pour que ce pays recouvre son unité et son intégrité territoriales.

Il a dit en outre avoir accueilli avec une grande satisfaction l’invitation de M. Hollande à effectuer une visite de travail en France afin d’entamer des négociations sérieuses pour donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales, notamment sur la question de l’île comorienne de Mayotte.


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