Burundi

S.E. M. Laurent Kavakure, Ministre des affaires étrangères

26 septembre 2013 (68e session)

Burundi
Statement Summary: 

M. LAURENT KAVAKURE, Ministre des relations extérieures du Burundi, a axé son intervention sur la situation politique et économique de son pays ainsi que sur les avancées par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Sur le plan politique, le pays prépare les élections générales en 2015.  Il s’apprête aussi à se doter d’une commission vérité et réconciliation (CVR) pour faire la lumière sur des violations des droits de l’homme depuis l’indépendance, afin de créer une société plus stable et plus démocratique. 

Sur le plan socioéconomique, a poursuivi le Ministre, le Burundi a adopté en décembre 2012, la « Vision Burundi 2020 » qui indique ce que le pays sera en 2025, et dont les piliers visent notamment à promouvoir un leadership fort à tous les niveaux de l’appareil d’État, à fournir une qualité de vie à la population, à compter sur une population éduquée et jouissant d’une bonne santé ainsi qu’à promouvoir une croissance économique accélérée et à deux chiffres.  Le Burundi a aussi adopté le « Cadre de stratégie de croissance et de lutte contre la pauvreté 2012-2016 et dont les objectifs sont, entre autres, la consolidation de la paix; la sécurité et l’état de droit, la maîtrise de la croissance démographique et l’augmentation de la production et de la commercialisation agricole.

 

S’agissant de la réalisation du premier des OMD à savoir l’élimination de l’extrême pauvreté, le Ministre a indiqué que l’incidence de la pauvreté était de 67% en 2006 contre 81,3% en 1998.  Après avoir expliqué les progrès dans les autres OMD, le Ministre a indiqué que pour le programme de développement pour l’après-2015, les consultations nationales proposent de l’articuler autour de la gouvernance, des inégalités, des conflits; de la croissance économique et de l’emploi; de l’énergie, de l’eau et de la durabilité; de l’accès aux services sociaux de base, et de la sécurité alimentaire. 

En ce qui concerne le cadre stratégique de consolidation de la paix, une troisième phase de ce programme est en cours d’élaboration par le Gouvernement conjointement avec le Bureau des Nations Unies au Burundi et le Bureau qui en a la charge à New York.  « Au regard des progrès notables déjà enregistrés depuis que notre pays est sous l’agenda de la Commission de consolidation de la paix, le Burundi estime qu’il est temps qu’il se retire progressivement de l’Agenda de la Commission », a avancé le Ministre.  En outre, le Gouvernement du Burundi souhaite voir le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUD) se transformer en février 2014, en équipe de pays des Nations Unies au Burundi. 

 

Pour ce qui est du rôle du pays aux niveaux national et international, le Burundi a été l’un des premiers pays à participer à la Mission de l’Union africaine en Somalie depuis 2007.  S’agissant du Mali, le contingent burundais est prêt pour être déployé dans ce pays, a dit le Ministre.  Concernant la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, le Burundi s’associe aux autres pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et autres partenaires pour ramener la paix dans ce pays.  S’agissant de la situation en République centrafricaine, le Burundi se tient prêt à se joindre aux autres nations afin d’y déployer un contingent militaire pour participer au rétablissement de la paix, a indiqué le Ministre. 

À propos de la Cour pénale internationale (CPI), le Burundi exprime sa totale solidarité envers le peuple kényan qui vient d’élire démocratiquement ses dirigeants et souhaite que la CPI revoie son mode de fonctionnement.  Le Ministre a plaidé pour la révision du Statut de Rome à la prochaine Assemblée générale des États parties, prévue du 20 au 28 novembre 2013.  Avant de conclure, il s’est félicité de l’annonce de la tenue de la réunion ministérielle, par l’Union africaine, en marge de cette soixante-huitième Assemblée générale, le 27 septembre 2013, et de la convocation d’un sommet de chefs d’États de l’Union africaine, le 11 et 12 octobre à Addis-Abeba, pour prendre des décisions à ce sujet.


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