Paraguay

S.E. M. Luis Federico Franco Gómez, Président

27 septembre 2012 (67e session)

Statement Summary: 

M. LUIS FEDERICO FRANCO GÓMEZ, Président du Paraguay, est revenu sur les développements récents dans son pays, à savoir la décision quasi unanime du 22 juin dernier par laquelle le Congrès national a révoqué l’ancien Président sur la base d’un processus de destitution constitutionnel, mettant ainsi un terme à une crise politique profonde.  En tant que Vice-Président, M. Gómez a assumé la présidence depuis.  Il a assuré que son pays entretenait des relations diplomatiques normales avec la grande majorité des États Membres, tout en reconnaissant la situation difficile avec les pays voisins du Marché commun du Sud (MERCOSUR) et de l’Union des nations de l’Amérique du Sud (UNASUR). 

Ces deux entités ont adopté des sanctions contre le Paraguay sans lui permettre de défendre sa cause et se sont déclarées « garantes de la démocratie paraguayenne » en allant à l’encontre des traités internationaux et du principe de non-ingérence, a-t-il dénoncé.  « Ici, devant la plus haute assemblée de l’humanité, je déclare haut et fort que le Paraguay n’acceptera jamais d’intervention étrangère dans ses affaires internes.  Nous continuerons de consolider notre démocratie avec la volonté du peuple, exprimée souverainement par le biais de nos institutions librement élues.  Nous sommes convaincus que nous saurons dépasser ces circonstances difficiles avec dignité et intégrité et nous invitons nos voisins à réfléchir davantage et à définir ensemble la voie de la reconstruction du processus d’intégration de l’Amérique du Sud qui est actuellement compromis », a déclaré le Président Gómez.  Il a prévenu que cela était impossible sans unité régionale, et que la preuve du leadership politique résidait dans le respect du droit international.

En ce qui concerne la réforme des Nations Unies qui « doit permettre à l’Organisation de devenir plus représentative de l’ordre international et plus efficace et flexible pour pouvoir répondre aux nombreux défis », M. Gómez a notamment suggéré la suppression progressive du droit de veto au Conseil de sécurité.  Quant à la problématique du développement durable, il a rappelé que le Paraguay était le plus grand producteur d’énergie « propre » par personne dans le monde, et qu’il allait utiliser cette énergie pour alimenter son propre développement.  Il a également milité en faveur d’une prise de conscience des difficultés spécifiques des pays sans littoral et d’un traitement différencié de ces pays en termes d’aide au développement.

Avant de conclure, le Président Gómez s’est engagé à ce que les prochaines élections générales, prévues pour le 21 avril 2013, soient transparentes, pacifiques et exemplaires.  Il a déclaré que « lorsque le prochain président prendra ses fonctions, le 15 août 2013, la bonne santé de la démocratie paraguayenne sera confirmée… et je pourrai dire: mission accomplie ».


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