Nicaragua

S.E. M. Samuel Santos López, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2012 (67e session)

Statement Summary: 

M. SAMUEL SANTOS LOPEZ, Ministre des affaires étrangères du Nicaragua, a estimé que les changements qui ont eu lieu dans la science, l’économie, la géopolitique, la technologie, l’écologie ou encore la culture sont de véritables révolutions qui mettent en doute l’efficacité des organisations internationales dans la conduite des affaires du monde.  La situation actuelle nous montre comment la gouvernance, vue et exercée sous l’angle du capitalisme sauvage peut, contrairement à ce qu’on a essayé de nous faire croire, conduire notre civilisation au bord du précipice.  La spéculation financière dans les pays développés a réduit le rôle de l’État.  Le marché est partout, que ce soit dans le domaine de l’économie ou celui de la paix, ce qui est totalement contraire aux idéaux qui sous-tendent l’Organisation. 

Aujourd’hui, a poursuivi le Ministre, les États-Unis et les pays européens, paradigmes de ce modèle égoïste, sont à la peine pour trouver des solutions à ces problèmes structurels révélés au grand jour.  Ils préfèrent plonger leurs citoyens dans l’insécurité et la pauvreté plutôt que de s’interroger sur la privatisation de l’État qu’ils ont promue. 

Il nous faut, a tranché le Ministre, « une nouvelle philosophie » pour une paix et un développement au bénéfice de tous.  Pour ce faire, le Ministre a prôné, conformément à l’initiative lancée par son pays, non pas la réforme mais « la réinvention » de l’ONU.  La réforme, a-t-il dit constater, n’avance pas compte tenu des tactiques politiciennes de certains membres permanents du Conseil de sécurité.

Après avoir réclamé la levée de l’embargo imposé à Cuba, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela, l’appui au processus de paix en Colombie, le respect des droits diplomatiques de l’ambassade de l’Équateur au Royaume-Uni et la reconnaissance de la souveraineté de l’Argentine sur les « Îles Malvinas », le Ministre a condamné les actes terroristes qui ont coûté la vie à des hauts responsables du Gouvernement syrien et à la population.  Il a estimé que la forme d’agression que l’on voit aujourd’hui en Syrie avait déjà été condamnée en 1986, par la Cour internationale de Justice, dans l’affaire Nicaragua contre les États-Unis. 

Il est évident, a-t-il dit, que la médiation de l’ONU n’ira nulle part étant donné les intérêts particuliers de certains membres de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN) et de leurs alliés.  Il a dûment condamné les attaques terroristes à Benghazi, en Libye, avant de faire part des progrès politiques, économiques et sociaux enregistrés dans sa région et dans son pays, tout en reconnaissant la gravité du trafic illicite de drogues.  


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Sessions précédentes

  • S.E. M. Denis Ronaldo Moncada Colindres
    Ministre des affaires étrangères
  • S.E. Mme María Rubiales de Chamorro
    Vice-Ministre des affaires étrangères
  • S.E. M. Moises Omar Halleslevens Acevedo
    Vice-président
  • S.E. M. Moisés Omar Halleslevens Acevedo
    Vice-président
  • S.E. M. Samuel Santos López
    Ministre des affaires étrangères
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