Mali

S.E. M. Modibo Diarra, Premier Ministre

26 septembre 2012 (67e session)

S.E. M.Modibo Diarra

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Résumé de la déclaration : 

CHEICK MODIBO DIARRA, Premier Ministre du Mali, a déclaré que le thème de la soixante-septième session de l’Assemblée générale était d’une brulante actualité au regard des multiples crises et conflits qui menacent sérieusement la paix et sécurité internationales.  Le règlement des différends par des moyens pacifiques revêt une dimension toute particulière pour mon pays qui, cependant, traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus difficiles.  Sa partie septentrionale est occupée par des bandes armées composées de terroristes intégristes, narcotrafiquants et autres criminels de tout acabit, a-t-il dit.  C’est pourquoi, le Gouvernement du Mali vient de saisir la Cour pénale internationale pour l’examen de ces actes odieux qui ne sont ni plus ni moins que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.  Ce constat douloureux et alarmant a amené le Président de la République par intérim à requérir le 1er  septembre 2012, l’aide de la CEDEAO pour recouvrer les territoires occupés et lutter contre le terrorisme.  Des demandes similaires ont été adressées au Conseil de sécurité des Nations Unies à travers le Secrétaire général.  La résolution durable de la situation au Sahel requiert une coopération plus renforcée et dynamique entre les États de la bande sahélo-saharienne.  Pour leur part, les pays du champ (Algérie, Niger, Mali et Mauritanie) ont mis en place des mécanismes comme le Comite d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) basé à Tamanrasset, les patrouilles mixtes et les droits de poursuite.

 

La situation d’agression et d’occupation que vit le Mali dans son septentrion, a soutenu le Premier Ministre, est une conséquence collatérale majeure de la crise libyenne comme en témoigne le rapport de la Mission conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine sur l’évaluation de l’impact de la crise libyenne dans la région du Sahel, examiné par le Conseil de sécurité des Nations Unies en janvier 2012.  Le Président de la République par intérim et le Gouvernement du Mali se sont engagés à négocier avec nos compatriotes qui ne sont pas des terroristes.  Du fait de la crise, environ 353 177 personnes ont été forcées de fuir le nord du Mali, dont 84 402 personnes déplacées et 266 775 réfugiées dans les pays voisins.  La crise a également compromis l’accès à l’éducation de 560 461 enfants en âge scolaire dont 300 000 scolarisés avant la crise, l’endommagement de structures éducatives et des équipements, le déplacement de 85% des enseignants et de 10 000 élèves vers le sud, et 50 000 enfants en âge scolaire vers les pays voisins, et l’occupation des écoles par les victimes d’inondations au sud.  Sur un appel de fonds de 153 millions de dollars, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) n’a reçu que 49,9 millions de dollars pour faire face à cette crise humanitaire, a-t-il regretté, en rappelant que la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Mme Valérie Amos, a signalé le besoin de 213 millions de dollars pour faire face a la crise humanitaire qui frappe actuellement le Mali.  Le Mali, qui est doté d’un Gouvernement d’union nationale depuis le 20 août 2012, a demandé l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité autorisant, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, l’intervention d’une force militaire internationale, afin d’aider l’Armée malienne à reconquérir et a sécuriser le territoire national. 


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