Ouganda

S.E. M. Edward Kiwanuka Ssekandi, Vice-président

26 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.Edward Kiwanuka Ssekandi

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Résumé de la déclaration : 

M. EDWARD KIWANUKA SSEKANDI, Vice-Président de l’Ouganda, a souligné l’importance de la médiation pour prévenir les conflits dans un pays, mais également dans une région tout entière.  Fidèle à ce principe, l’Ouganda n’a cessé de plaider en faveur du renforcement du rôle des organisations régionales et sous-régionales qui, selon le Vice-Président, sont des acteurs clefs pour la prévention et le règlement de conflits.  L’Ouganda a été partie prenante dans plusieurs initiatives de paix dans la corne de l’Afrique et autres régions d’Afrique, a précisé M. Ssekandi.  Ainsi, son pays a participé au Processus de paix du Burundi, et aux négociations menées sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGA) sur l’accord de paix global du Soudan qui a permis la création de la nouvelle nation du Soudan du Sud.  Dans le cas de la Somalie, l’Ouganda fournit des troupes à l’AMISOM, et continue à encourager le Gouvernement fédéral de transition de la Somalie à promouvoir le dialogue avec les autres parties prenantes au processus de paix de Djibouti et à l’Accord de Kampala, a indiqué le Vice-Président.  Il est d’avis que, pour consolider les acquis sur le terrain, il est essentiel que la communauté internationale renforce son appui au Gouvernement fédéral de transition (GFT), déploie 3 000 troupes supplémentaires et approuve un mécanisme prévisible et fiable pour le financement de l’AMISOM et de l’aide humanitaire.

Le Vice-Président ougandais a présenté les facteurs nécessaires au succès de la prévention et du règlement de conflits.  Tout d’abord, les initiatives de paix devraient être prises en charge par la région concernée, tout en bénéficiant d’un appui solide des organisations régionales et des Nations Unies et autres acteurs importants.  M. Ssekandi a également soutenu que parfois, il était préférable de privilégier la paix à la justice pour renforcer la confiance mutuelle entre parties.  Il a également préconisé de mettre en place des mécanismes de paix et de réconciliation pour « panser les plaies des conflits ».  Il est en outre essentiel que les programmes de reconstruction postconflit soient simultanément mis en place afin de bénéficier des dividendes de la paix, a-t-il ajouté.  « La médiation est un investissement utile et bien moins coûteux que d’autres alternatives comme le maintien de la paix », a fait remarquer le Vice-Président, ajoutant qu’elle pouvait souvent même éviter des guerres et leurs conséquences terribles.  Pour sa part, l’Ouganda continue de penser que les différends entre pays ou les conflits internes sont souvent mieux réglés par des solutions sur le plan national.  Les influences et interventions externes n’offrent pas forcément de solutions durables à ces conflits, « au contraire, elles tendent à entretenir une tendance de déstabilisation », a expliqué M. Ssekandi.  Les Nations Unies et la communauté internationale doivent tenir compte des intérêts et des préoccupations de toutes les parties et s’engager davantage sur la voie de la coordination, de la consultation et du partage d’informations avec toutes les parties concernées, a proposé le Vice-Président.  Le soutien de la communauté internationale devrait se limiter, a-t-il dit, aux domaines mutuellement acceptés par toutes les parties.  Cependant, lorsqu’un conflit politique éclate et nécessite le soutien international, il faudrait que cette réponse soit robuste, adéquate et vienne à temps.  En conclusion, le Vice-Président a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle « donne la possibilité à l’Afrique de régler ses propres conflits ».  L’Afrique a la volonté politique de le faire, a-t-il affirmé, avant d’ajouter qu’elle souhaiterait que toute intervention extérieure vienne renforcer les initiatives africaines pour trouver des solutions pacifiques.  Pour cela, il est essentiel que les partenaires de l’Afrique reconnaissent les mécanismes de règlement de conflits des organisations régionales africaines.  Il a également plaidé en faveur d’un rôle plus grand des femmes dans la médiation et le règlement des conflits.


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