Micronésie (États fédérés de)

S.E. M. Emanuel Mori, Président

23 septembre 2011 (66e session)

Statement Summary: 

M. EMANUEL MORI, Président des États fédérés de Micronésie, s’est réjoui de la déclaration du Conseil de sécurité, en juillet dernier, au sujet des changements climatiques et a rappelé qu’en tant que membre du Groupe des petits États insulaires en développement du Pacifique (PEIDP), la Micronésie est menacée par les conséquences des modifications du climat, notamment l’élévation du niveau de la mer qui hypothèque l’existence même du pays.  Remerciant le Secrétaire général des Nations Unies pour la visite effectuée dans la région Pacifique dans le cadre du quarantième anniversaire du Forum des Îles du Pacifique, le Président a dit espéré que M. Ban accordera une attention encore plus particulière à la question des changements climatiques, après cette première visite d’un Secrétaire général de l’Organisation dans un pays membre des PEIDP, 66 ans après la naissance de l’ONU.  M. Mori a suggéré que la communauté internationale agisse maintenant avant que des pays vulnérables comme le sien ne disparaissent.

Le Président de la Micronésie a fait mention d’épaves de navires qui ont coulé durant les conflits armés que le Pacifique a connus, il y a une soixantaine d’années.  Il a indiqué que ces épaves contiennent 32 millions de litres de pétrole qui pourraient se déverser dans la mer et créer une marée noire plus grave que celle que le golfe du Mexique a vécu l’année dernière.  Cette sombre perspective, a noté M. Mori, pourrait avoir des effets dévastateurs sur l’environnement, la chaîne alimentaire et les récifs environnants qui sont importants pour la vie de la faune marine.  « Pour éviter un désastre environnemental majeur, j’en appelle à la communauté internationale pour un soutien immédiat », a-t-il déclaré.  En rapport avec la Conférence Rio+20 qui se tient l’année prochaine au Brésil, il a relevé que la Micronésie et les autres membres du Groupe des PEIDP avait souhaité la reconnaissance de l’expression « économie bleue » en référence à ces petites îles qui vivent grâce aux produits de la mer.  Il a ensuite décrié la pêche illégale qui détruit les ressources dont la Micronésie a besoin, et a appelé, une fois de plus, les Nations Unies à reconnaître comme groupe spécifique les petits États insulaires en développement.  Le Président a en outre suivi la voie des États-Unis au sujet du conflit israélo-palestinien en appelant les deux parties à signer des accords de paix avant que la reconnaissance formelle de l’État palestinien ne se fasse aux Nations Unies.
 


Source

Déclaration

Sessions précédentes