Israël

S.E. M. Benjamin Netanyahu, Premier Ministre

23 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.Benjamin Netanyahu

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Résumé de la déclaration : 

M. BENJAMIN NETANYAHU, Premier Ministre d’Israël, a indiqué qu’il avait tendu, par le passé, une main de paix à l’Égypte, la Libye, la Turquie, la Tunisie, la Syrie, le Liban, l’Iran, ainsi qu’à d’autres peuples.  Il a ajouté qu’il présentait une main de paix au peuple palestinien.  Notre espoir pour la paix n’a jamais faibli, a-t-il dit.  Le Premier Ministre a déploré que l’Accord de paix, signé en 1980 entre l’Égypte et Israël, ait été dénoncé ici même aux Nations Unies, où il est de bon ton de systématiquement critiquer Israël, pourtant seule démocratie au Moyen-Orient.  Il a noté que le Liban, ou l’influence du Hezbollah est importante, présidait le Conseil de sécurité.  Il a également souhaité que la lumière de la vérité éclaire pour quelques minutes la salle de l’Assemblée générale, souvent bien sombre pour Israël.

« Israël veut la paix avec un État palestinien, mais les Palestiniens veulent un État sans paix », a-t-il assené, avant d’ajouter que cela ne pouvait résulter de résolutions des Nations Unies mais de négociations.  Les Palestiniens, de leur côté, veulent un État sans la paix, a-t-il déploré.  Il a souligné que le plus grand danger pour le monde était l’Islam militant, qui a notamment tué des milliers d’Américains le 11 septembre, et serait sur le point d’acquérir des armes nucléaires.  Rappelant les mots « abominables prononcés, hier, par le Président iranien dans cette même salle à propos des attaques du 11 septembre, il a exhorté la communauté internationale à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.  Le printemps arabe pourrait en effet devenir un hiver nucléaire, a-t-il averti.

Le Premier Ministre a déploré que certains enjoignent Israël de faire des concessions systématiques pour une résolution du conflit.  Cette théorie, séduisante, d’une offre globalisante n’a jamais marché, comme cela a été le cas en 2002 et en 2008, en dépit des retraits israéliens de Gaza et du Liban.  La tempête de l’islamisme n’a fait alors que se rapprocher, a-t-il affirmé, ajoutant que les modérés avaient été défaits par les extrémistes musulmans.  Il a indiqué avoir démantelé les colonies, déraciné des foyers et des synagogues lors de l’évacuation de Gaza avant de confier le contrôle du territoire à M. Abbas.  Cela n’a pas marché, a-t-il dit, avec l’arrivée au pouvoir du Hamas et des rivières d’armes qui se sont mises à couler en provenance de l’Iran et de la Libye.  Pourquoi ne se passerait-il pas la même chose en Cisjordanie, s’est-il interrogé, alors que les grandes villes israéliennes sont à portée de missiles.

« Les leçons amères de Gaza ont été oubliées, alors que le crocodile de l’islam fanatique est toujours affamé », a-t-il dit.  Israël, a-t-il rappelé, est un petit pays qui ne faisait que deux tiers de la longueur de Manhattan, environné au surplus de pays qui ont juré sa destruction.  Israël a, en conséquence besoin d’une plus grande profondeur stratégique, a-t-il dit, rappelant que la résolution 252 n’avait jamais demandé le retrait des territoires occupés.  Les paramètres pour une sécurité intangible d’Israël sont un préalable à toute discussion sur la paix, a-t-il affirmé.  Lorsque ce sera le cas, « Israël sera le premier pays à accueillir un État palestinien à l’ONU », a-t-il assuré.  Il a ensuite exhorté tous les États Membres à demander la libération de Gilad Shalit.  Il a insisté sur le caractère juif de l’État israélien qui, pour sa part, est déterminé à protéger les droits de la minorité arabe israélienne.  Il a exhorté les Palestiniens à renoncer à modifier le caractère juif de l’État d’Israël.

M. Netanyahu a également indiqué que les colonies n’étaient qu’un sujet de préoccupation récent dans un conflit vieux de plusieurs décennies.  « Les colonies de peuplement ne sont pas au cœur du conflit, c’est le refus des Palestiniens de reconnaître un État juif », a-t-il affirmé.  S’adressant directement au Président Abbas, il l’a exhorté à reconnaître l’État juif.  « Ne négocions pas sur les négociations, mais sur la paix.  Rencontrons-nous ici, aujourd’hui.  Qu’est ce qui nous empêche de nous parler afin d’aplanir nos divergences? » a-t-il demandé, avant de poursuivre, toujours à l’endroit de M. Abbas: « Je ne peux pas faire la paix sans toi.  Je te tends ma main, celle de la paix.  Marchons ensemble vers la lumière et que cette lumière soit celle de la paix ».
 


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