Burundi

S.E. M. Pierre Nkurunziza, Président

23 septembre 2011 (66e session)

Burundi
Statement Summary: 

M. PIERRE NKURUNZIZA, Président du Burundi, a estimé que le processus de consolidation de la paix dans son pays, accompagné par les Nations Unies, avait culminé avec l’organisation réussie des élections de 2010.  L’espace démocratique existe au Burundi.  C’est la première fois, s’est-il félicité, que des institutions démocratiquement élues terminent en paix et en action le mandat confié par le peuple, même si des actes d’insécurité subsistent en raison d’une réinsertion insuffisante d’ex-combattants et d’une paupérisation momentanée de la population, conséquence des aléas climatiques.  Il a estimé que l’esprit de dialogue dans le processus de consolidation avait aussi permis au Parlement burundais de mettre en place l’institution de l’ombudsman et la Commission nationale indépendante des droits de l’homme, pour laquelle il a demandé l’appui de la communauté internationale.

Le Burundi poursuit, par ailleurs, ses efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans plusieurs secteurs clefs de la vie nationale, a-t-il souligné, citant la construction de 2 024 écoles, de 80 centres de santé et de plus de 2 000 bornes fontaines pour l’adduction en eau potable, en seulement trois ans.  Toutefois, le pays reste confronté à des incidents, dus essentiellement au banditisme armé, aux conflits armés et à l’existence de forces négatives dans certaines contrées de la région des Grands Lacs.  Le Président burundais s’est dit notamment consterné par la tragédie de Gatumba le 18 septembre dernier, où une quarantaine de personnes sont mortes lors d’une attaque contre un cabaret.  Le Burundi ne saurait rester sourd et aveugle vis-à-vis des préoccupations régionales et internationales, a poursuivi M. Nkurunziza, rappelant l’implication de son pays au sein de l’AMISOM, en Somalie.  Pour réussir le combat contre le terrorisme, la gouvernance mondiale doit être à la hauteur du défi, a-t-il déclaré.  À cet égard, la réforme du Conseil de sécurité ainsi que l’interaction permanente entre ce dernier et l’Assemblée générale sur toutes les questions d’intérêt mondial, deviennent une urgence, a-t-il estimé.  Il a enfin enjoint l’Assemblée à accélérer la recherche de l’équilibre entre le développement et la survie de la planète.

 


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Déclaration

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  • S.E. M. Ezéchiel Nibigira
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  • S.E. M. Alain Aimé Nyamitwe
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