Albanie

S.E. M. Sali Berisha, Premier Ministre

24 septembre 2011 (66e session)

Albania
Statement Summary: 

M. SALI BERISHA, Premier Ministre de l’Albanie, a rappelé qu’en dépit des énormes difficultés indiscutables auxquelles il continue d’être confronté, 20 ans après la chute de la dictature communiste, son pays a fait de la liberté individuelle la plus précieuse des richesses.  « L’Albanie était le plus isolé des pays du monde », elle est aujourd’hui membre de l’OTAN et demeure fermement engagée en faveur de son intégration à l’Union européenne.  « L’Albanie a pour ambition de devenir un pays développé », a déclaré M. Berisha, en réaffirmant la volonté de son gouvernement de réaliser un développement durable.  Les pays en développement, a-t-il dit, ont l’avantage de pouvoir tirer les leçons des échecs connus par les pays développés et de ne pas répéter les erreurs du passé.  « Avec ses ressources naturelles considérables, l’Albanie a pour objectif de devenir la Norvège de la péninsule balkanique », a assuré le Premier Ministre, qui a fait part de la signature de 220 contrats avec le secteur privé.  Des projets de centrales hydroélectriques sont en cours, tandis que des plateformes éoliennes sont installées partout dans le pays, a poursuivi M. Berisha, qui a indiqué que l’Albanie comptait également tirer un parti maximal de son ensoleillement exceptionnel en développant l’énergie solaire.  Enfin, le Gouvernement a entrepris de planter, au cours des huit prochaines années, 50 millions d’oliviers et près de 200 millions d’amandiers dans tout le pays.

Abordant la question des relations de bon voisinage de l’Albanie avec les autres pays des Balkans, le Premier Ministre a formé le vœu de pouvoir consolider ces relations avec la Serbie.  « Je suis fermement convaincu que les Serbes et les Albanais doivent s’engager dans un dialogue et dans un processus de coopération afin d’ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations », a-t-il déclaré.  Rappelant que l’indépendance du Kosovo avait été reconnue par plus de 80 États, il a donc appelé la Serbie, qui avait saisi la Cour internationale de Justice par le biais de cette Assemblée générale, à s’aligner sur l’avis consultatif rendu par cette juridiction internationale.  Affirmant que le Kosovo avait mis en place, avec le soutien de l’EULEX et de la KFOR des normes élevées en matière de droits des minorités, le Premier Ministre albanais a estimé que les problèmes les plus inquiétants pour les Serbes du Kosovo étaient « les tensions créées et orchestrées à des fins nationalistes ».  Les structures parallèles mises sur pied par Belgrade dans le nord du Kosovo, où se trouvent trois enclaves serbes, ont transformé cette zone en plaque tournante de la criminalité organisée et du trafic en tout genre, a accusé M. Berisha, qui a déclaré son soutien sans équivoque au Gouvernement légitime du Kosovo.
 


Source

Also exercising his right of reply, the representative of Albania said he profoundly disagreed with the Serbia’s statement. Albania was convinced that an independent Kosovo was the only solution to the issue of an area long torn by conflict; Albania continued to hope that Serbia would come to terms with that “undeniable and unreversable” reality. Regarding the International Court of Justice’s opinion, he reiterated that the Court had found that the declaration of independence by Kosovo had violated no international law. He was still waiting for Serbia to accept that decision.

Whoever spoke of dividing Kosovo was “looking back to the dark ages”, he said. As German Chancellor Angela Merkel had said recently in Belgrade, Serbia must implement agreements with Kosovo, allow the European Rule of Law Mission in Kosovo (EULEX) to operate in the whole of Kosovo and abolish its parallel governance structures in the north. The Albanian Government regarded the [Dick] Marty report, mentioned by the representative of Serbia, as a series of unfounded conclusions that had no match with reality. Albania had offered that EULEX could investigate in full any part of the report’s allegations, he added, noting that such an investigation was the only way to “cut short the propaganda” that the Assembly had heard tonight. The question was only whether Serbia would accept the opinion of that investigation, or if it would simply ignore it, as it had with the International Court of Justice’s decision. For its part, Albania was fully ready to develop its relationship with Serbia.

Déclaration

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