Zimbabwe

S.E. M. Robert Mugabe, Président

24 septembre 2010 (65e session)

Statement Summary: 

M. ROBERT MUGABE, Président de la République du Zimbabwe, a déclaré que les États Membres des Nations Unies devaient trouver un moyen de rétablir le rôle prééminent de l’Organisation.  Pourquoi, alors, les pays occidentaux développés, en particulier les membres permanents disposant du droit de veto, s’opposent-ils à la démocratisation des organes des Nations Unies, en particulier celle du Conseil de sécurité?

M. Mugabe a rappelé la position bien connue de son pays, qui estime complètement inacceptable que l’Afrique demeure le seul continent sans représentation permanente au Conseil.  Cette injustice historique doit être corrigée, a-t-il poursuivi.  « Nous exigeons que les États membres prennent dûment en considération la demande légitime de l’Afrique pour deux sièges permanents avec plein droit de veto ainsi que deux sièges non permanents », a dit le Président.

Les problèmes critiques que nous affrontons aujourd’hui ne peuvent être réglés efficacement tant que de nombreux pays et régions sont exclus du processus de prise de décisions dans les institutions de gouvernance mondiale.  C’est pour cela que le Zimbabwe continue de demander une réforme des institutions financières multilatérales, y compris les institutions de Bretton Woods, a dit M. Mugabe.

Soulignant que les changements climatiques constituent un des problèmes les plus pressants de notre temps, le Président du Zimbabwe a souhaité que la réunion de Cancún produise un résultat qui répondra aux besoins de ceux qui sont les plus affectés par ces changements.

M. Mugabe a également réitéré son appel pour une augmentation urgente et substantielle de l’investissement dans l’agriculture des pays en développement.  Il a ajouté que le Cycle de négociations de Doha doit, non pas mourir à petit feu, mais rester concentré sur le développement tel qu’il avait été envisagé à l’origine.

Le Président du Zimbabwe a déclaré que son pays continuait d’être la victime de sanctions illégales imposées par l’Union européenne et les États-Unis, avec l’intention de provoquer un changement de régime.  « Notre gouvernement inclusif est uni contre ces sanctions illégales et a émis des appels répétés en vue de leur suppression immédiate et sans conditions », a dit M. Mugabe.

Le Président s’est également élevé contre les sanctions imposées par les États-Unis à Cuba et a exprimé ses inquiétudes concernant la situation au Moyen-Orient.


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