Timor-Leste

S.E. M.  José Ramos-Horta, Président

25 septembre 2010 (65e session)

S.E. M. José Ramos-Horta

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Résumé de la déclaration : 

M. JOSÉ RAMOS-HORTA, Président du Timor-Leste, a jugé que les propos tenus à l’Assemblée générale par le Président iranien à propos des attentats du 11 septembre 2001 étaient une « obscénité ».  Par ailleurs, la possession d’armes nucléaires n’est pas un raccourci pour obtenir un statut de superpuissance comme certains en Asie semblent croire et ne met personne à l’abri des menaces posées par les armes conventionnelles au XXIe siècle.  Le Timor-Leste fait partie des pays les moins avancés, a-t-il rappelé, précisant que ce jeune État, qui a accédé à l’indépendance il y a huit ans, demeure fragile.  Mais depuis trois ans, le Timor-Leste vit en paix et connaît une croissance économique forte de 3%, a expliqué M. Ramos-Horta.  Le niveau de pauvreté a décru de 9%.  La mortalité infantile a été réduite et, d’ici deux à trois ans, il sera mis fin à l’analphabétisme.  Le pays finalise, cette année, un plan de développement stratégique pour 2011-2013 qui devrait sortir la population de siècles de pauvreté.

Concernant la bonne gouvernance, le Président a assuré que le Timor-Leste gère de façon transparente ses ressources en gaz et en pétrole.  Une commission a été créée pour combattre la corruption qui ronge la société et l’administration, a-t-il ajouté.  S’agissant des droits de l’homme, le Gouvernement a ratifié tous les traités essentiels et le Président lui-même, « guidé par des principes humanistes », prône la compassion dans l’exercice de la justice dans son pays, a assuré M. Ramos-Horta.  

Le Président du Timor-Leste a demandé aux États-Unis de libérer cinq prisonniers cubains et de lever l’embargo imposé à Cuba.  Par ailleurs, il a jugé que la détention continue de Daw Aung Suu Kjie, au Myanmar, était injuste et illégale.  Évoquant la question des changements climatiques, le Président a estimé que le monde en développement ne devrait pas se contenter de blâmer les riches et les puissants pour le mal fait à la planète mais reconnaître sa part de responsabilité dans la destruction des forêts, des lacs, des rivières et des mers.  M. Ramos-Horta a appelé les dirigeants asiatiques à se mobiliser pour concevoir une « feuille de route » en vue d’éliminer la pauvreté extrême et l’analphabétisme, qui constituent les racines du mécontentement et de l’extrémisme, et inverser la détérioration de l’environnement.

« Que peut-on faire collectivement pour aller de l’avant? » a-t-il poursuivi.  La moitié de la population mondiale et 60% des pauvres vivent en Asie, et pourtant il y a d’énormes réserves.  « Si nous n’agissons pas maintenant, dans quelques décennies des centaines de millions d’Asiatiques seront déracinés et deviendront des réfugiés climatiques, exacerbant les tensions et les conflits, a-t-il prévenu.  « Nous nous entretuerons pour de l’eau, des terres et des ressources énergétiques, en plus des conflits frontaliers et des tensions religieuses et ethniques, et des rivalités régionales qui affectent notre région depuis des années », a-t-il regretté.

Enfin, le Président du Timor-Leste a appelé les riches et les puissants à se demander s’ils ont rempli leurs promesses et si leurs pratiques ont été adéquates.  Les donateurs doivent aussi analyser leurs politiques d’une façon honnête et critique.  Ils doivent investir davantage dans le développement rural, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’eau, l’assainissement, les routes, l’éducation et la santé et « moins dans eux-mêmes ».  Le Président a ainsi déploré les coûts consacrés aux consultants internationaux.  Le Timor-Leste est favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité pour refléter les réalités économiques et démographiques du XXIe siècle.  De grandes puissances régionales comme l’Inde ou le Brésil doivent obtenir le statut de membre permanent au sein du Conseil de sécurité.


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Déclaration

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