Suriname

S.E. M. Desiré Delano Bouterse, Président

25 septembre 2010 (65e session)

Statement Summary: 

M. DESIRE DELANO BOUTERSE, Président du Suriname, a souligné la nécessité de trouver un bon équilibre entre la pleine reconnaissance de la souveraineté des États Membres des Nations Unies et le besoin d’une gouvernance mondiale pour les problèmes qui menacent la survie même de notre planète et de ses habitants.  « Mais nous en sommes encore loin. »  Pour cela, il faut que les États s’abstiennent de recourir à la force militaire et/ou à des mesures de coercition économique.  À cet égard, le Suriname demande la fin de l’embargo économique, commercial et financier unilatéral imposé à Cuba.

Le Président a promis que personne ne sera laissé pour compte dans le développement de la nation.  Il s’est engagé à accorder une importance particulière aux populations autochtones et aux communautés tribales pour rompre le cycle de leur isolement et améliorer leur qualité de vie.  Dans tous les secteurs de l’économie et de la société, la croissance du Suriname a décliné et c’est pourquoi « nous avons besoin d’une nouvelle vision audacieuse pour donner au peuple ce à quoi il a droit en tant que copropriétaire de ce pays qui recèle tant de richesses ».

Le Suriname doit surmonter deux énormes défis qui hantent la destinée de son peuple depuis la colonisation, a souligné M. Bouterse.  Il faut démanteler tous les reliquats de la police de l’État colonial qui entravent la mise en place d’un État libre, constitutionnel et démocratique, ainsi qu’une presse libre et indépendante.  Il s’agit ensuite de transformer la société et de construire une économie saine créée par et pour les habitants du Suriname.

S’agissant des changements climatiques, le Président a rappelé que le Suriname, avec ses côtes très basses, appartient aux 10 premiers pays qui vont être touchés par l’élévation du niveau de la mer.  Par ailleurs, la perte en biodiversité mondiale est très élevée.  Le Suriname pourrait servir d’exemple au monde car ses lois visant à assurer la préservation de ses forêts et la biodiversité remontent au milieu du siècle dernier.  C’est à juste titre que les efforts du pays le plus vert de la planète, avec une couverture forestière de 90%, doivent être pris en compte.  Regrettant qu’il n’y ait pas de structures pour encourager son pays à rester sur la voie de la viabilité, le Président a proposé de créer, à partir de la sous-région d’Amérique du Sud et des Caraïbes, une véritable force pour gérer les effets négatifs des changements climatiques.  M. Bouterse a accordé une importance particulière à l’initiative des dirigeants de la CARICOM, entérinée par le Commonwealth, d’organiser une réunion en 2012 pour traiter des incidences croissantes des maladies non transmissibles qui ont un impact négatif sur les OMD en touchant de façon disproportionnée les plus pauvres.  Faisant part de ses réflexions sur les causes structurelles de la pauvreté et les effets qui en découlent pour les sociétés, il a estimé que l’éducation était le seul moyen d’éliminer la pauvreté car l’argent remis aux pauvres pour avoir bonne conscience est un gaspillage absolu.  Au lieu de parler de « lutte contre la pauvreté », il a proposé le slogan « supprimer la pauvreté en recherchant la richesse ».


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Déclaration

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  • S.E. M. Winston G. Lackin
    Ministre des affaires étrangères
  • S.E. M. Desiré Delano Bouterse
    Président
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