Afrique du Sud

S.E. Mme Maite Nkoana-Mashabane, Ministre des affaires étrangères

25 septembre 2010 (65e session)

Statement Summary: 

Mme MAITE NKOANA-MASHABANE, Ministre des relations internationales et de la coopération d’Afrique du sud, a réaffirmé l’engagement de son pays pour renforcer les Nations Unies.  Son caractère universel confère à l’Organisation la légitimité qu’il faut pour répondre aux défis mondiaux.  L’ONU a déjà joué dans le passé un rôle irremplaçable dans le processus de décolonisation et pour éliminer l’apartheid en Afrique du Sud.  Son gouvernement, a-t-elle dit, considère la revitalisation de l’Assemblée générale comme l’une des pierres angulaires de la réforme des Nations Unies, notamment en ce qui concerne la paix et la sécurité internationales.  Quant au Conseil de sécurité, il doit assurer une représentation véritable des États Membres et réagir efficacement aux crises internationales, comme cela est stipulé dans la Charte de l’ONU.  Mme Nkoana-Mashabane a déploré le fait que l’Afrique, qui constitue une part importante du travail du Conseil, n’appartienne pas à la catégorie des membres permanents.

Évoquant la crise économique mondiale, la Ministre a estimé que le G-20 devrait compléter le bon travail des Nations Unies et non pas se poser en alternative.  Dans sa composition, le G-20 devrait également refléter la diversité de l’humanité en faisant en sorte que toutes les régions du monde, et l’Afrique en particulier, soient dûment représentées.  L’Afrique du Sud voit dans la transformation de l’architecture financière internationale, y compris la réforme des institutions de Bretton Woods, le moyen de bâtir un système mondial fondé sur l’équité et la justice sociale.  Par ailleurs, les questions environnementales sont devenues des priorités, a-t-elle souligné, en se déclarant convaincue que l’Accord de Copenhague indiquait la marche politique à suivre pour le futur.  Il faut travailler à l’unisson pour faire en sorte que la réunion au Mexique prenne des mesures audacieuses et concrètes pour répondre aux changements climatiques.  L’Afrique du Sud, a-t-elle annoncé, accueillera la dix-septième Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en décembre 2011.

Avant de conclure, la Ministre a souligné que le peuple du Zimbabwe a besoin de la main tendue de la communauté internationale pour mettre en œuvre son accord politique global.  Elle a estimé que les Nations Unies devraient continuer à prendre des décisions qui permettent de répondre efficacement aux défis de la paix et de la sécurité sur le continent.  À cet égard, elle est honorée que l’Union africaine ait soutenu sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2011-2012.


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