Secrétaire général des Nations Unies

S.E. M. Ban Ki-moon, Secrétaire général

23 septembre 2010 (65e session)

S.E. M.Ban Ki-moon

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Résumé de la déclaration : 

« Aujourd’hui, nous sommes mis à l’épreuve », a déclaré M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies, dans son discours d’ouverture du débat général de l’Assemblée générale, constatant qu’une « nouvelle politique de la polarisation » faisait son chemin.  « La haine parle.  Certains insistent pour établir des divisions artificielles entre ˝ eux ˝ et ˝ nous ˝ et se refusent au moindre compromis », a-t-il observé, en présentant son rapport.  « Pour l’ONU, a poursuivi le Secrétaire général, la voie à suivre est celle de la collectivité.  C’est là l’esprit même de la gouvernance mondiale, le thème de cette session de l’Assemblée générale. »  M. Ban a ensuite affirmé que l’ONU demeurait l’institution mondiale indispensable au XXIe siècle, précisant qu’au cours des trois dernières années, un programme « ambitieux » fondé sur trois « idées piliers de notre époque » avait été mis en œuvre.  Il a notamment évoqué un monde plus prospère, plus propre et plus sûr.  « Nous continuerons d’aller de l’avant avec la ferme détermination de montrer la voie et une solide volonté politique », a affirmé le Secrétaire général.

M. Ban est ensuite revenu sur le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), pour engager l’Assemblée à honorer « concrètement » la « promesse » d’un partenariat responsable.  « Il faut aider les gens à s’aider eux-mêmes », a affirmé le Secrétaire général, pour qui il importe d’investir dans l’éducation, la création d’emplois, la santé, les petites exploitations agricoles, l’infrastructure et l’énergie propre.  Il a également affirmé que « les femmes devaient être mises à l’avant-plan, pour se féliciter ensuite de l’approbation de la Stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants ».  Il a également engagé les États Membres à « appuyer au maximum » Mme Michelle Bachelet, ancienne Présidente du Chili, qui a récemment été nommée pour diriger cette Stratégie.

Abordant ensuite la question des changements climatiques, M. Ban a convenu qu’il ne serait « pas facile » de négocier un accord complet et contraignant en la matière.  Il a néanmoins poussé les États Membres à faire fond sur les accords importants déjà conclus, notamment ceux qui concernent l’adaptation et l’atténuation des effets des changements climatiques, les transferts de technologies, le renforcement des capacités et la lutte contre le déboisement.  Il a également affirmé qu’au vu du fait que la population mondiale aura augmentée de 50% d’ici à 2050, il fallait réduire de 50% les rejets de gaz à effet de serre d’ici là.

Le Secrétaire général a ensuite fait état de la signature du nouvel accord START et a engagé l’Assemblée à trouver un moyen pour que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) entre en vigueur, à conclure des accords sur les matières fissibles et à sécuriser les matières et installations nucléaires.  Il a également passé en revue les autres faits marquants de l’année onusienne, notamment les catastrophes naturelles qui ont frappé le Pakistan et Haïti.  Il a également affirmé qu’au cours de l’année à venir, l’ONU aurait un rôle critique à jouer dans le maintien d’une « paix plus large » au Darfour, et que l’ONU continuerait d’exhorter l’Iran à se conformer « intégralement » aux résolutions du Conseil de sécurité.  « Les droits de l’homme, a-t-il ajouté, se trouvent au cœur de tout ce que nous faisons.  Sans la justice, la paix n’est pas possible. »  Évoquant l’ouverture d’une nouvelle ère de la « responsabilité », M. Ban a averti qu’aucune nation ne pouvait impunément violer les droits de ses citoyens.

S’agissant du fonctionnement de l’Organisation, le Secrétaire général a indiqué que les travaux de rénovation du Secrétariat avançaient bien et que les changements institutionnels introduits ces dernières années portaient leurs fruits.  Il a notamment cité l’initiative « Horizons nouveaux » dont l’objet est de rationaliser les opérations de maintien de la paix.  « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour créer un corps de fonctionnaires plus dynamique, plus moderne, plus souple et plus efficace », a-t-il promis.  « Souvenons-nous en ces temps difficiles, que nous sommes mis à l’épreuve.  Souvenons-nous de ceux qui ont donné leur vie pour nos idéaux.  Souvenons-nous que le monde continue d’attendre de l’ONU qu’elle montre la voie morale et politique. »


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