Nauru

S.E. M. Marcus Stephen, Président

24 septembre 2010 (65e session)

S.E. M.Marcus Stephen

UN Photo / Téléchargement

Résumé de la déclaration : 

M. MARCUS STEPHEN, Président de la République de Nauru, a tout d’abord relevé que son allocution intervenait au cours d’une semaine particulièrement importante pour son pays et pour les petits États insulaires en développement du fait de la session de l’Assemblée générale consacrée aux OMD et de celle relative à la Stratégie de Maurice.  « Nauru a connu un tournant majeur de son histoire en 2005, avec l’adoption de sa Stratégie nationale de développement durable », a-t-il noté.  Ce plan, a-t-il expliqué, a permis à Nauru de connaître de nombreuses avancées dans divers secteurs de la vie nationale.  Soulignant que ces avancées avaient été possibles grâce au soutien de la communauté internationale, le Président de Nauru s’est aussi félicité de l’ouverture d’un Bureau conjoint des Nations Unies dans son pays afin de toucher du doigt les réalités locales et mieux traiter les problèmes du pays.

Évoquant les problèmes qui minent la jeunesse de son pays, M. Stephen a néanmoins prédit que Nauru devrait réaliser l’objectif lié à l’éducation primaire pour tous à l’horizon 2015 et a mis l’accent sur la place que son gouvernement accorde aux jeunes qui sont les dirigeants de demain.  « Les Nations Unies devraient permettre la mise en place d’une nouvelle catégorie formelle de groupe de pays dénommés petits États insulaires en développement », a-t-il déclaré.  Il a ajouté que la communauté internationale avait déjà reconnu la vulnérabilité de ce groupe de pays mais que des marques de reconnaissance formelle étaient encore à attendre, notamment des mécanismes clairs de soutien au développement de ces pays spécifiques.  Ces pays, a expliqué M. Stephen, restent impuissants face au pillage de leurs ressources halieutiques et à la pêche industrielle illégale qui hypothèquent l’avenir de leurs enfants.

Le Président de Nauru a également mis l’accent sur l’importance de la prochaine Conférence de Cancún sur les changements climatiques, cette année.  « Nous devons agir comme si l’avenir de nos enfants dépendait des décisions que nous prenons », a déclaré M. Stephen.  Estimant que les changements climatiques posaient de nombreuses menaces, y compris à la sécurité, il a jugé que le Conseil de sécurité, en tant qu’organe garant de la paix et de la sécurité internationales, devait jouer son rôle en la matière.


Source

Déclaration

Sessions précédentes