Jamaïque

S.E. M. Orette Bruce Golding, Premier Ministre

27 septembre 2010 (65e session)

Statement Summary: 

M. ORETTE BRUCE GOLDING, Premier Ministre de la Jamaïque, a noté que les conséquences des changements climatiques ne connaissaient pas de frontières, tout comme la crise financière, mais que dans ce monde interconnecté, la recherche d’un dénominateur commun aux nations pour trouver des consensus avait souvent échoué.  Soulignant le manque d’égalité d’opportunités sur la planète, il a estimé que les pays en développement devaient partager le poids de la responsabilité aux cotés des pays développés.  Ils doivent prendre des décisions difficiles et nécessaires pour garantir l’avancement de leurs populations, a-t-il dit.  Selon le Ministre, le système financier mondial ne permettra pas de modifier ces déséquilibres entre pays, les forces de marché et la concurrence sont indispensables pour le développement économique, mais les plus faibles doivent être soutenus pour faire plus que survivre et pour alimenter un équilibre mondial, car une région qui ne peut exporter vers le reste du monde ne sera pas en mesure d’importer, a-t-il affirmé.  Il a plaidé pour que des efforts soient fournis en faveur d’une conclusion du Cycle de Doha allant vers une aide à la compétitivité pour les pays faibles en termes d’exportation.  Il a aussi soutenu l’idée d’une réforme des institutions financières internationales afin de créer une structure plus démocratique.  Il a souhaité que le G-20 intègre les points de vue du monde en développement et que les agences multilatérales progressent dans la garantie d’un système international de paiements sûr.

S’agissant de la question des changements climatiques, il a dit ses espoirs dans des progrès vers un accord légalement contraignant lors de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra du 29 novembre au 10 décembre à Cancún, au Mexique.  Rappelant que son pays faisait partie de ceux très vulnérables face au réchauffement climatique, il a répété que la Jamaïque, les pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et de l’Alliance des petits États insulaires en développement (PEID) soutenaient l’idée d’une hausse des températures à un seuil de 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels, et non de 2 degrés comme le proposent certains pays, ce qui, a-t-il dit, aurait des conséquences catastrophiques pour les pays de la région de la Jamaïque.  Il a noté en outre que les catastrophes naturelles ayant frappé récemment Haïti et le Pakistan servaient de rappel à la vulnérabilité accrue de plusieurs régions du monde.  Il a salué, au passage, l’engagement de la communauté internationale à verser près de 10 milliards de dollars pour aider à la reconstruction d’Haïti.  Abordant le thème de la sécurité, il a souligné que l’Amérique latine et la zone Caraïbes étaient menacées par le trafic illégal de drogues et d’armes légères.  Il a ainsi appelé à une collaboration bilatérale, régionale et internationale pour lutter contre le crime organisé transnational, plaidant aussi pour un instrument légalement contraignant, sous l’égide des Nations Unies.
 


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Déclaration

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  • S.E. Mme Portia Simpson Miller
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