Israël

S.E. M. Avigdor Liberman, Vice-Premier Ministre

28 septembre 2010 (65e session)

S.E. M.Avigdor Liberman

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Résumé de la déclaration : 

M. AVIGDOR LIBERMAN, Premier Ministre adjoint et Ministre des affaires étrangères d’Israël, a affirmé, reprenant la théorie d’Einstein selon laquelle « tout est relatif », que la situation actuelle était d’un côté « réellement difficile » et, de l’autre, « plus simple qu’avant », car Israël jouissait actuellement d’une coalition et d’un Gouvernement stable, ainsi que du soutien d’une majorité de la population israélienne.  « Nous sommes prêts pour une solution juste, et nous sommes prêts à coopérer avec la communauté internationale », a-t-il affirmé.  « Toutefois, a-t-il ajouté, nous ne sommes pas prêts à compromettre ni notre sécurité nationale ni les intérêts vitaux de l’État d’Israël. »  Il a indiqué que, contrairement aux impressions données dans les médias, Israël n’était pas divisé entre ceux qui veulent la paix et ceux qui cherchent la guerre.  Tout le monde veut la paix, a-t-il affirmé, et en Israël, la controverse porte sur la question de savoir comment réaliser cette paix.  Il a regretté que malgré tous les efforts déployés et les meilleures intentions manifestées, citant en particulier Yitzhak Rabin, Shimon Peres, Benjamin Netanyahou, Ehud Barak, Ariel Sharon et Ehud Olmert, malgré les réunions au sommet de Camp David entre Ehud Barak et Yasser Arafat, avec Bill Clinton, et le Sommet d’Annapolis entre Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, les pourparlers de paix se trouvaient « aujourd’hui toujours dans l’impasse ».

M. Liberman a ensuite affirmé que contrairement aux idées reçues, le conflit israélo-palestinien n’était pas le cœur de l’instabilité que connaissait la région ou la principale cause des nombreux conflits dans la région.  Il a notamment observé que plus de 90% des guerres et des victimes des conflits de la région depuis la Seconde Guerre mondiale ne résultaient pas du conflit israélo-palestinien ou n’étaient liées en aucune façon à Israël, mais résultaient plutôt d’affrontements impliquant des musulmans ou entre États arabes.  Il a notamment cité la guerre entre l’Iran et l’Iraq, la guerre du Golfe, ainsi que les guerres en Algérie et au Liban.  M. Liberman a également fustigé ceux qui avancent que la cause du problème serait la « soi-disante occupation », les « colonies de Judée et de Samarie » et les colons eux-mêmes.  Des accords de paix ont été conclus avec l’Égypte et la Jordanie malgré la présence de colonies de peuplement, a-t-il argué.  Il a également estimé erroné l’argument selon lequel la question palestinienne empêcherait la création d’un front international pour faire face à l’Iran.  Selon lui, « la vérité est toute autre » car l’Iran peut exister sans le Hamas, le Jihad islamique et le Hezbollah », alors que ces « organisations terroristes » ne peuvent pas exister sans l’Iran.  Afin de conclure un accord durable avec les Palestiniens, a-t-il ajouté, il faut d’abord résoudre la question iranienne.

Le Ministre s’est ensuite penché sur les « problèmes émotionnels » du conflit entre Israël et la Palestine, évoquant notamment le manque de confiance entre les parties.  Selon lui, il faudrait se concentrer sur l’élaboration d’un accord intermédiaire à long terme qui pourrait prendre plusieurs dizaines d’années pour être réalisé.  « Nous devons élever une nouvelle génération jouissant d’une confiance mutuelle et qui ne sera pas influencée par des messages extrémistes », a-t-il déclaré.  Il a, de plus, estimé que le principe de base de l’accord sur le statut final ne devait pas être un échange de la terre contre la paix, mais plutôt un échange de territoires habités.  Il ne s’agit pas de faire bouger les populations, mais de déplacer les frontières afin de mieux rendre compte des réalités démographiques, a-t-il précisé.  Selon lui, les États et les nations doivent être équilibrés afin de garantir la paix.  Cela n’est pas une mesure politique controversée, mais une vérité empirique, a-t-il dit.  M. Liberman a ensuite affirmé qu’au–delà de cette vérité empirique, il existait également une vérité historique.  « Israël n’est pas seulement où nous sommes, Israël est qui nous sommes », a affirmé M. Liberman, concluant en exprimant son espoir de voir la voie vers la véritable paix prophétisée par Isaïe guider « nos deux peuples, dans deux États-nations, vivant dans la paix et la sécurité ».
 


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