Géorgie

S.E. M. Mikheil Saakashvili, Président

23 septembre 2010 (65e session)

Georgia
Statement Summary: 

M. MIKHEIL SAAKASHVILI, Président de la Géorgie, s’est, en tant que Président d’une jeune démocratie qui vient de souffrir de la guerre et d’une invasion, et qui subit toujours l’occupation d’une superpuissance nucléaire, autorisé à dire que « la paix est notre objectif commun le plus précieux et notre seule voie vers les autres objectifs communs ».  Présentant la vision d’un « Caucase libre, stable et uni », le Président s’est félicité qu’après les évènements d’il y a deux ans, « la Géorgie soit de retour » avec pour objectif de créer un système plus institutionnalisé de gouvernance démocratique et libérale.   

N’hésitant pas à parler d’une « révolution morale », le Président a clamé que « son pays gagne la paix et gagne grâce à la paix », malgré les agissements du « voisin du Nord » qui veut détruire le laboratoire de réforme politique, économique et sociale qu’est devenue la Géorgie.  Mais, a lancé le Président, grâce à son engagement en faveur des réformes, la Géorgie est devenue un acteur responsable de la communauté internationale. 

Il s’est donc inquiété de l’absence d’ordre public et du « trou noir de la gouvernance » dans lequel sont plongés les deux territoires géorgiens, depuis l’occupation russe.  Ces deux dernières années, a expliqué le Président, la Fédération de Russie ne cesse de violer l’accord de cessez-le-feu signé le 12 août 2008.  Comment la Géorgie réagit-elle?  Par le calme et la patience, décrite par l’Union européenne comme « un unilatéralisme constructif », a dit le Président. 

Il a fait remarquer que malgré les pressions énormes de Moscou, pas un seul État de l’ancienne Union soviétique n’a reconnu le démembrement de la Géorgie.  « Les États captifs sont devenus des États indépendants forts et capables de définir leurs propres politiques », a ironisé le Président.  « C’est remarquable et ça a été remarqué à Moscou », a-t-il ajouté, en demandant aux États qui ont reconnu l’annexion de revenir sur leur décision. 

Le Président a conclu en lançant trois appels et d’abord aux habitants de l’Abkhazie et de l’Ossétie qui vivent derrière le « nouveau rideau de fer ».  « Nous protégerons vos droits, votre culture, votre histoire.  Nous travaillerons avec vous et pour vous », a promis le Président, « pour une Géorgie réunifiée, démocratique et européenne ». 

Le Président s’est ensuite adressé aux autorités russes qui devraient plus s’inquiéter de leurs citoyens que des orientations diplomatiques de la Géorgie, plus du développement du Nord-Caucase que de la destruction socioéconomique de la Géorgie.  « Au lieu de nous battre les uns contre les autres, nous ferions mieux d’exceller ensemble à la modernisation de notre région commune », a insisté le Président.  Enfin, à la communauté internationale, il a demandé d’aider son pays à consolider la paix en Géorgie et dans la région.
 


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