République tchèque

S.E. M. Václav Klaus, Président

25 septembre 2010 (65e session)

S.E. M.Václav Klaus

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Résumé de la déclaration : 

M. Václav Klaus, Président de la République tchèque, a déclaré que le monde d’aujourd’hui est très différent de celui de 1945 quand l’Organisation a été fondée avec 51 États.  Aujourd’hui, l’ONU est composée de 192 États Membres.  Face à cette évolution, « mon pays est convaincu que les structures des Nations Unies ont besoin d’être modifiées », a-t-il poursuivi, « en particulier le Conseil de sécurité a besoin d’être réformé pour refléter les réalités géopolitiques, économiques et démographiques du XXIe siècle.  « Les changements sont essentiels, a-t-il souligné, précisant cependant que l’ONU ne doit pas chercher de nouvelles missions.  Les objectifs des Nations Unies doivent toujours être fondés sur les principes de la Charte: le maintien de la paix et la sécurité internationales, le développement de relations amicales et de bon voisinage entre les nations et la coopération internationale pour résoudre les problèmes du monde.  « Les Nations Unies ne doivent pas s’éloigner de ces principes, mais demeurer une plate-forme intergouvernementale », a-t-il ajouté. 

M. Klaus a mis en avant deux thèmes importants pour l’agenda de l’ONU.  Tout d’abord, la mise en place d’une méthode pour répondre à la crise économique mondiale.  Il a considéré qu’il ne faut pas aller dans le mauvais sens.  La solution, a-t-il fait remarquer, ne passe pas par « davantage de bureaucratie », en créant de nouvelles institutions gouvernementales ou supranationales, ou en incitant à une gouvernance globale dans l’économie mondiale.  De même, les pays en développement ne doivent pas être écartés de la croissance économique car, a-t-il dit, ils ont aussi besoin d’un accès au marché international. 

L’autre défi des Nations Unies, selon le Président Klaus est la non-prolifération nucléaire.  Il a déclaré que son pays avait tenu, en avril dernier, un événement important qui a permis la signature, entre les États-Unis et la Fédération de Russie, d’un traité sur la réduction et la limitation des armes offensives.  Il a tenu à préciser qu’il n’entendait pas mettre en cause le droit des États à l’énergie atomique à des fins pacifiques.  Cependant, a-t-il dit, « il n’est pas tolérable que certains États ne respectent pas le droit international, menaçant la stabilité de leur région et augmentant les risques de prolifération », a-t-il poursuivi.  « Les Nations Unies sont uniques et irremplaçables », a estimé M. Klaus.  C’est un forum unique qui réunit les petits et les grands pays.  Il a conclu en insistant sur la nécessité de mieux intégrer les organisations non gouvernementales pour renforcer le rôle de l’ONU dans la gouvernance globale.


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