Bolivie (État plurinational de)

S.E. M. Evo Morales Ayma, Président

23 septembre 2010 (65e session)

S.E. M.Evo Morales Ayma

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Résumé de la déclaration : 

M. EVO MORALES AYMA, Président constitutionnel de l’État plurinational de Bolivie, a souligné que son pays avait changé en profondeur sur les plans structurels et sociaux.  La situation économique des personnes les plus pauvres (paysans, autochtones, ouvriers) s’est améliorée grâce à la nationalisation en 2006 des ressources naturelles du pays en gaz et pétrole.  Le Fonds monétaire international doit se pencher sur les torts qu’il a causés à la Bolivie et à d’autres pays en leur imposant des politiques de pillage des ressources naturelles; il doit payer pour les dommages économiques qu’il a causés à des êtres humains.  « Nous avons une grande responsabilité envers les nouvelles générations », a affirmé M. Morales.  En dépit des différences idéologiques et culturelles d’un continent à l’autre, il faut travailler de façon unie à l’ONU pour que les droits de l’homme s’appliquent à l’ensemble du monde.  Il faut une alliance de tous les gouvernements pour sauver l’humanité en sauvant la planète Terre.

Il n’est pas possible, au XXIe siècle, d’expulser des migrants qui vont chercher du travail vers le Nord ou l’Europe, a-t-il poursuivi.  M. Morales a dénoncé les « murs de la honte » érigés en Palestine ou au Mexique.  « On ne traite pas les humains comme du bétail », a-t-il dit.  Il a en outre jugé inacceptable les blocus économiques de Cuba et de Gaza.

La Terre a, selon lui, également droit à la vie.  Rappelant que les peuples autochtones vivaient en harmonie avec la nature, le Président bolivien a estimé qu’il n’était pas possible de privatiser ses forêts et de vendre des certificats de carbone.  Il a proposé d’élaborer à l’ONU un projet sur les droits de la Terre, car tous les êtres humains seront affectés de la même façon par les problèmes d’environnement et de changement climatique.  Il faut se préparer pour Cancún et réfléchir aux moyens de refroidir la planète, a-t-il souligné.  M. Morales a déclaré qu’il n’y avait pas de paix sans justice sociale.  La paix n’est pas garantie par des actions militaires.  Il a proposé de lutter contre le trafic de stupéfiants en mettant un terme au secret bancaire.  À cet égard, la Bolivie a fait des efforts concertés pour la feuille de coca mais, pour des raisons politiques, elle est pénalisée par le Gouvernement des États-Unis.

Évoquant enfin la démocratisation des Nations Unies, le Président a déploré l’autoritarisme des délégués ayant un droit de veto.  Il a souhaité une organisation anticapitaliste qui sauve l’humanité et suggéré un « cri de guerre »: « Planète ou la mort: nous vaincrons ».


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