Timor-Leste

S.E. M. Zacarias Albano Da Costa, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

S.E. M.Zacarias Albano Da Costa

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Résumé de la déclaration : 

M. ZACARIAS ALBANO DA COSTA, Ministre des affaires étrangères du Timor-Leste, a rappelé qu’il y a 10 ans l’ONU avait soutenu les consultations organisées auprès de la population du Timor-Leste au cours d’une étape qui lui a permis de retrouver son indépendance.  Il a ajouté que le Timor-Leste avait été un exemple typique de réussite pour les Nations Unies, tout en étant cependant considéré comme un échec par certains.  Il a ensuite indiqué que son pays était prêt à assumer sa part de responsabilité au sein de la communauté internationale, aux côtés des Nations Unies.  Le Ministre a aussi souligné l’importance du rôle d’administration de l’ONU au Timor-Leste, saluant les efforts de feu Sergio Vieira de Mello, qui y était à la tête de la mission onusienne.  Une des leçons apprises avec cette mission est qu’il faut du temps pour reconstruire les capacités d’un pays et mettre en place des institutions stables, a-t-il observé.

Le Ministre des affaires étrangères du Timor-Leste a indiqué que son pays avait fait l’objet de presque 3 000 études et évaluations externes, et a proposé que le Gouvernement mène lui-même une évaluation de tout ce qui a été fait dans le pays par la communauté internationale, afin de savoir comment la population a bénéficié de ces actions.  La Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) démontre la nécessité d’un engagement à long terme de l’ONU, a dit M. Albano da Costa.  Il a rappelé la crise de 2006 qui a montré la fragilité de la paix quand les institutions de l’État sont encore faibles.  Le coût du règlement de cette crise s’est avéré élevé pour la communauté internationale, a-t-il noté, avant de rappeler l’importance du rôle de l’ONU dans la reconstruction du système de justice et des Forces de sécurité du Timor-Leste.  À ce jour, a-t-il ajouté, même s’il reste des défis à relever, les personnes déplacées ont pu réintégrer leurs communautés et les Forces de sécurité ont été reconstituées.

Nous sommes déterminés à retrouver des relations avec l’Indonésie qui soient basées sur la réconciliation, a poursuivi Albano da Costa.  Nos deux pays sont en transition, a-t-il remarqué, en souhaitant que les deux nations aient la possibilité de chercher leur voie, même si celle-ci est imparfaite.  Il a considéré que ce processus complexe doit passer par une « solution timoraise ».  Le Timor-Leste n’a pas renoncé à la justice, a poursuivi le Ministre, qui a, à cet égard, évoqué la Constitution du pays, l’état de droit et son système de justice.  Nous aurons encore besoin de l’aide de la communauté internationale pour continuer dans ce sens, a-t-il reconnu.  Pour justifier des décisions critiquées prises par le Gouvernement timorais, le Ministre a expliqué qu’elles avaient été motivées par le désir de concilier le passé et le besoin de paix pour les futures générations.

Enfin, il a mentionné les questions importantes, pour lesquelles le Timor-Leste s’engage, comme la lutte contre la pauvreté et le chômage, les problèmes spécifiques aux populations rurales, la consolidation des institutions étatiques, ou encore tout ce qui menace la planète comme les changements climatiques et la prolifération nucléaire.  Il a réitéré sa position en ce qui concerne les sanctions économiques imposées à Cuba par les États-Unis, appelant à la mise en œuvre de la résolution pertinente de l’Assemblée générale qui en demande la levée.
 


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Déclaration

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